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Un autre regard sur la psychanalyse

Guillaume nous fait entrer dans l'intime de séances de psychanalyse grâce à des analysants qui viennent témoigner et des analyste qui accepter de partager leur pratique et leur vue sur cette méthode.

Un point de vue quasiment jamais adopté puisque le déroulé d'une psychanalyse et de ses séances sont un lieu qui ne permet pas de tiers. Un autre regard donc, passionnant !

Écouter les nombreux podcast de Guillaume sur le sujet : "Des gens me racontent leur dernière séance sur le divan et comment la psychanalyse les a aidés … ou pas !"

https://maderniereseance.mystrikingly.com/

Répartition du travail, du pouvoir et de la richesse

Un modèle d'organisation : les SCOP (Sociétés Coopératives de Production)

Un salarié, une voix

Il existe plus de 4 000 SCOP en France, pour 81 000 employés, un chiffre en nette augmentation ces dernières années. Même si elles sont organisées et hiérarchisées comme des entreprises conventionnelles, leur spécificité tient d’abord à leur gouvernance démocratique : les salariés détiennent la majorité du capital social et des droits de vote et, si tous ne sont pas associés, ils ont vocation à le devenir. Quels que soient le poste, le statut ou le montant du capital investi, chaque employé dispose d’une voix égale, pour voter les décisions cruciales mais aussi élire, en assemblée générale, le PDG et le conseil d’administration (CA), parmi les salariés volontaires.

L’autre différence fondamentale avec une entreprise classique, c’est l’équitable répartition des bénéfices entre tous les salariés-associés, par de la participation et-ou de l’intéressement, du dividende, avec toujours une part pour les réserves de l’entreprise.

Traumatisés par les redressements judiciaires passés qu’ils n’avaient pas vu venir, ceux de Maurer-Tempé (tous associés) font de la transparence l’un des remèdes anticrise. « A l’époque, on n’avait connaissance d’aucun chiffre, et même on nous mentait », se souvient Vincent Boeglin, 43 ans, secrétaire (Force ouvrière) du comité social et économique (CSE). « J’étais directeur commercial et je n’ai appris la situation que quelque mois avant le dépôt de bilan, renchérit Mathieu Rouillard, encore amer. Les boîtes se cassent la gueule à cause de ce manque de transparence ! » Lui met au contraire un point d’honneur à communiquer les chiffres et les informations clés dans un petit « journal des associés » envoyé à tous chaque mois avec la fiche de paie.

« Qui détient l’information détient le pouvoir, dit-on souvent. Nous, on fait tout pour que cela n’existe pas ! insiste-t-il. La démarche des SCOP, c’est discuter, réfléchir ensemble à des solutions. Il y a une bonne idée, on la creuse. Par nature, on est très ouverts d’esprit.  »

La citoyenneté économique peut-elle sauver l’avenir ?

La SCOP, espace privilégié de l’apprentissage démocratique

Dans les sociétés coopératives de production, l’équité et la transparence sont la norme. Cette citoyenneté économique peut constituer un rempart contre les idées autoritaires.
A la question « Qu’est-ce qui change quand on travaille dans une société coopérative de production ? », les salariés-associés des SCOP répondent d’abord : « C’est mieux. » Puis, s’expliquent par une même expression, polysémique : « On sait pour quoi − pourquoi ? − on travaille. » Pour quel revenu, puisque les bénéfices sont répartis équitablement. « C’est là qu’on se rend compte que dans les autres entreprises, y’en a qui s’en mettent dans les poches », souligne Mickaël L’Hostis, 44 ans, monteur réseau à la Stepp, SCOP de travaux publics du Finistère.
 
« Ce qui se fait dans l’entreprise, c’est en notre âme et conscience » − Christophe Dangel, salarié chez Maurer-Tempé

« On aura la même part, Laure [Simon], la directrice, et moi, le manœuvre au fond de ma tranchée », insiste son collègue Fabien Henry, les pieds dans le sillon creusé entre deux pavillons. Par cette équité et un fonctionnement en toute transparence, chacun se perçoit comme aussi essentiel à la réussite de l’entreprise que les autres. Ce qui donne du sens au travail.

« Sur le chantier, on est libre de s’organiser comme on pense. Dans les boîtes d’habitude, on dit “t’as ton chef sur le dos”, mais nous non, c’est une confiance totale. C’est valorisant », explique, adossé à sa camionnette Erwan Choquer, 52 ans, dont vingt et un à la Stepp.

« Transparence »

Il est donc aussi question de dignité. De se sentir considéré comme des individus responsables, autonomes, et de pleins droits, quelle que soit sa fonction. « Ici, on ne nous prend pas pour des jambons ! », résume de toute sa gouaille Pascal Lecoq, vingt ans à la Stepp.

Prostitution volontaire

 “La Maison” livre d'Emma Becker :

Elle y raconte son expérience en immersion pendant deux ans et demi dans deux bordels de Berlin, et les réflexions qu’elle en a tirées sur le désir.


 

Pourquoi le travail occupe-t-il une place si importante dans nos existences?

La philosophe, Céline Marty publie un ouvrage* dans lequel elle montre que "le travail dévore nos vies".

Selon elle, le travail est "mystifié", investi d’une idéologie qui doit être, à l'heure de la crise écologique, remise en question afin de "s'émanciper du productivisme". Et si travailler moins était la solution?
©Thomas Decamps

Pourquoi le travail occupe-t-il une place si importante dans nos existences? La philosophe, Céline Marty publie un ouvrage* dans lequel elle montre que "le travail dévore nos vies". Selon elle, le travail est "mystifié", investi d’une idéologie qui doit être, à l'heure de la crise écologique, remise en question afin de "s'émanciper du productivisme". Et si travailler moins était la solution?

Pourquoi avons-nous tendance à "mystifier" le travail dans nos sociétés, selon vous?

C’est le résultat de l’accumulation de plusieurs phénomènes. Suite à la révolution industrielle, nos gouvernements ont organisé une société de l’emploi. Pour acquérir des droits sociaux et des ressources économiques, le travail déclaré et rémunéré est devenu central. On a considéré qu’il était nécessaire que tout le monde ait un emploi à plein temps pendant quarante ans. À cette exigence de travailler s’est ensuite greffé un discours sur la valeur. On a ainsi donné progressivement une valeur existentielle et morale au travail. Il y a deux siècles, ce discours n’existait pas.

Plus les gens ont du temps libre, plus ils sont en mesure de remettre en cause le système.
Céline Marty
Philosophe

Si le travail est bien un enjeu économique, vous estimez cependant qu’il n’est pas un véritable sujet politique. Comment "politiser" le travail ?

Un homme n'est rien tout seul

Un chef d’entreprise cède son entreprise et lègue plus de 2 millions et demi d’euros à ses salariés ! 

Après 18 ans à la tête d'un fabricant de vitrage isolant aux Treize-Spetiers en Vendée, Jean-Yves Glumineau revend la société. Cet entrepreneur généreux lègue une part de la vente à tous ses salariés.

Aux Treize-Septiers, les 150 salariés du fabricant vendéen de vitrage isolant TIV se souviendront toute leur vie de ce mercredi 15 décembre. Leur dirigeant, Jean-Yves Glumineau, les a tous réunis pour leur annoncer deux nouvelles. La première : après 18 ans à la tête de l’entreprise, il cède les rênes et vend la société. La deuxième va les laisser bouche bée : en guise de remerciement, plus de 2 millions 680 000 euros seront reversés entre tous les collaborateurs sous forme d’une prime. "C’était totalement inattendu !" s'exclame Vanessa Quintana, employée au service devis. "Il y a eu un gros blanc", se remémore de son côté le jeune intégré Kevin Lemosle.

"Un homme n'est rien tout seul"

Car Jean-Yves Glumineau n’a qu’un seul credo : un homme n’est rien tout seul. En 18 ans, l'entreprise vendéenne a multiplié son chiffre d'affaires par 5. Mais pas question de s'attribuer tous les lauriers.

"J’ai toujours parlé du ‘gagnant-gagnant’. Si l’entreprise gagne plus, les salariés gagneront plus. Ce n’est pas de la générosité mais de la reconnaissance. Si les collaborateurs ne s’étaient pas impliqués pour faire grandir l’entreprise, nous n’en aurions pas été là aujourd’hui. Cette prime est légitime"
Jean-Yves Glumineau, PDG TIV

Un autre rapport entre salarié et entreprise

Lyon : une entreprise permet à ses salariés de prendre des congés illimités

L'entreprise d'informatique lyonnaise Anikop permet à ses salariés de prendre autant de vacances qu'ils le souhaitent, depuis le 1er janvier 2021. Seule contrainte : ne pas gêner un autre collaborateur ou le développement d'un projet.

Cette nouvelle disposition est simplement encadrée par une charte morale rédigée par les 31 salariés eux-mêmes.
Cette nouvelle disposition est simplement encadrée par une charte morale rédigée par les 31 salariés eux-mêmes. • 
© Franck Dubray / Maxppp

L'entreprise d'informatique Anikop, basée à Limonest près de Lyon, propose depuis le 1er janvier 2021 aux salariés de prendre des congés illimités, sans dispositif de contrôle.

Une charte morale

Le principe est simple : chaque salarié est libre de prendre ses vacances quand il le souhaite, aussi longtemps qu'il le souhaite. Les rapports avec la direction de l'entreprise reposent sur la confiance et la prise de responsabilité de chacun. Cette nouvelle disposition est simplement encadrée par une charte morale rédigée par les 31 salariés eux-mêmes : les congés, "validés automatiquement", ne doivent "pas mettre en péril l'entreprise ou l'un de ses projets" ni "gêner les autres collaborateurs". Le directeur, Nicolas Perroud, est confiant : "je suis persuadé que dans un an, on n'aura relevé aucun abus. Aujourd’hui j’ai une équipe mature, au sein de laquelle la confiance est totale, permettant de mettre en place les congés libérés", estime-t-il.

Pas d'abus en vue

Mamans sans travail

J'entends souvent parler de "mamans qui ne travaillent pas"... ce qui soulève en moi des interrogations :

Elles ne sont pas rémunérées, pas de sécu, pas de congés payés... mais ELLES TRAVAILLENT !!!!!

Agacée par l'expression j'ai essayé de lister à peu près tous les jobs que j'ai fait dans ma vie de maman en dehors de mon job de prof, lui bien défini et reconnu par le paiement d'un salaire.
Voilà ce que ça donne :

En 17 ans j'ai été consécutivement ou bien souvent simultanément :

- puéricultrice pendant 4/5 ans pour chacun de mes enfants (couches, purées de légume, bains, jeux d'éveil...)

- cuisinière tous les jours (pas toujours de très haut niveau mais essayant de varier les ingrédients et d'initier les enfants aux légumes et fruits plutôt qu'aux chips et gâteaux). Je souligne tous les jours car la difficulté est sur le long terme ! faire à manger de temps en temps c'est plutôt fun

- infirmière quand ils étaient malades (trop souvent non ?)

- blanchisseuse avec les tonnes de linge que j'ai lavé, étendu, ramassé, plié, repassé et rangé... pour 4

- responsable achat de toute la famille, tous rayons confondus : alimentaire, linge de maison, produits d'entretiens, habits etc... au moins un gros marché par semaine (52 semaines x 17 ça fait combien ???) plus tout le reste

Si nous laissions les banques faire faillites.....

"Notre pays, l'islande, est une île où nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous occupés des cytoynes. Et ça a marché !!

Le théorie qui veut que voous deviez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, mais les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des imÒts et de l'austérité. Dans les démocracies éclairées, les gens ne l'accepteront pas sur le long terme."

Le président Ólafur Ragnar Grímsson au forum de Davos



Rôles et charité

Aujourd'hui il est est socialement acceptable et même "bien vu" que les gens qui ont de l'argent en donnent de temps en temps à un SDF.
"Aider" est socialement valorisé et politiquement correct.

Mais posons nous la question de l'image de cet acte "d'aide à un autre" :
Pourquoi cet acte est-il acceptable, valorisant ?
- simplement parcequ'un individu en aide un autre quelque soit sont horizon social ?
- ou parce que cela détermine celui qui aide comme socialement ou humainement supérieur et que c'est en vertu de cela qu'il a le droit d'aider un autre alors déterminé comme inférieur ?

Retournons la situation et il est intéressant de voir comment se sentent ceux qui ont l'habitude d'aider un autre quand on leur propose de l'argent...



It doesn't matter what you have in life, just make sure you have a rich heart...

Travailler à la maison ?

Pourquoi devons-nous tous travailler à heures fixes, dans des bureaux chers, souvent loin de nos habitations, créant stress, embouteillages, pollution, coûts supplémentaires ???

Rassembler l'ensemble de la population au coeur des grandes villes pour qu'ils travaillent "au bureau" est-il vraiment nécessaire ? Imposer des rythme de travail à des personnes qui ont des rythmes physiologiques forcément différents rend-elle la productivité meilleure ?
Est-ce-que vous pouvez vous assurer que ces gens travaillent 100% de leur temps efficacement parce qu'ils sont enfermés dans un bureau, sous la "surveillance" d'un supérieur ?

Au fond est-ce-que nous ne travaillerions pas "mieux" à défaut de "plus" si nous avions la liberté de le faire depuis la maison ? Sans contrainte d'horaires et de déplacement notre énergie pour accomplir une tache définie ou obtenir un résultat concret ne serait-elle pas meilleure et plus positive ?

Enfin l'autonomie enlève-t-elle le sérieux et la conscience professionnelle ?
Au fond est-ce-que notre conscience et notre envie de bien faire un travail que nous avons choisi et que nous faisons dans de bonnes conditions, n'est pas une motivation suffisante ?
Le chef qui surveille nos heures d'arrivée et de départ assure-t-il vraiment la qualité de notre travail ?

Des questions qui plaident plutôt en faveur du travail depuis la maison.... ou depuis n'importe où !

Voici un reportage sur "The wireless generation" une génération "sans fil" qui a choisit de concilier travail à distance et voyages à l'étranger en vivant un peu partout dans le monde

the-wireless-generation

http://www.facebook.com/thewirelessgeneration


Vers une société de "jobs à la con" ??

RÉCIT Le pamphlet d'un anthropologue américain dénonçant la bureaucratisation de l'économie et la multiplication des emplois inutiles, baptisés «bullshit jobs», a lancé une polémique.
Avez vous un «job à la con» ? Si vous avez le temps de lire cet article devant votre ordinateur au boulot, la réponse est probablement oui. Et à en croire la viralité (1) du amphlet consacré aux «bullshit jobs»  (en VO : http://www.strikemag.org/bullshit-jobs/) signé David Graeber, anthropologue à la London School of Economics et une des figures du mouvement Occupy Wall Street, vous n’êtes pas pas le seul.
Dans un court essai (2) publié dans le magazine de la gauche radicale britannique Strike ! le 17 août, l’universitaire, qui n’aime pas qu’on le définisse comme anarchiste, décrit ce qu’il a baptisé le «phénomène des jobs à la con». Soit, selon lui, l’aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société.