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Au-delà de la pénétration

  

Morceaux choisis tirés du livre Au-delà de la pénétration - Martin page

On regarde autour de soi, on observe nos vies, on constate que certaines choses nous ont toujours été données pour normales. Personne ne les remet en cause. Elles sont naturelles, ce qui semble être le mot magique pour justifier une paralysie de l'esprit.

Tout commence par ce qui ressemble à une bonne nouvelle : nous héritons de la sexualité comme nous héritons d'une maison en béton armé. C'est une aubaine, nous n'allons pas refuser ce cadeau ! Nous nous y glissons bien contents (ça semble solide), bien rassurés aussi de vivre là où nos parents et nos ancêtres vivaient. Nous reprenons leurs gestes, nous habitons leurs positions et leurs actions (...). Ces gestes nous semblent précieux et naturels, nous les avons reçus. Nous poursuivons un mouvement immémorial.

Nous apportons parfois des variations à la norme sexuelle : de nouvelles positions, suggérées par les livres, les journaux ou les films, par nos camarades. Mais au final c'est comme si nous avions simplement ajouté une extension à la maison héritée de nos parents.  

Un autre regard sur la psychanalyse

Guillaume nous fait entrer dans l'intime de séances de psychanalyse grâce à des analysants qui viennent témoigner et des analyste qui accepter de partager leur pratique et leur vue sur cette méthode.

Un point de vue quasiment jamais adopté puisque le déroulé d'une psychanalyse et de ses séances sont un lieu qui ne permet pas de tiers. Un autre regard donc, passionnant !

Écouter les nombreux podcast de Guillaume sur le sujet : "Des gens me racontent leur dernière séance sur le divan et comment la psychanalyse les a aidés … ou pas !"

https://maderniereseance.mystrikingly.com/

Du porno... à l'érotisme

Face au manque d'alternative au porno mainstream, des initiatives qui font du bien !
 


Un podcast érotique pour que les images ne saturent plus notre imaginaire et laisser le nôtre se développer

La maison d'édition La Musardine, ne propose que des livres érotiques

Fidélité ou irremplaçabilité ?

Benoîte Groult et Paul Guimard (tous deux écrivains) ont écrit un "Journal amoureux" à quatre mains, où chacun nous livre ses états d'âmes dans une chronique quotidienne écrite sur une période de 2 ans. On y découvre avec plaisir un jeune couple amoureux, mais aussi parfois certaines frictions, de la mélancolie et surtout des réflexions lumineuses sur le couple, l'amour, la fidélité etc...

Morceaux choisis :

"Je t'aime mon petit amour. Impossible, difficile de te tromper quand tu es loin, Je pense bien trop à toi. IL va falloir attendre ton retour. C'est une "chose ébouriffante". Pourtant, toutes les femmes sont dehors avec des robes invisibles. Mais c'est toi, toi que, toi dont... Ma chérie je t'embrasse et je tombe de sommeil et je ne sais plus ce que je dis mais je sais bien ce que je pense. Ton Paul"

"Paul que j'aime. Je ne peux pas rester près de toi : je te réveillerais. J'ai trop envie de te serrer dans mes bras et de caresser ton corps qui représente tout pour moi. Je t'aime et je serais malheureuse sans remèdes si tu ne vivais pas avec moi. Je pleure en t'écrivant tant je pense à la douceur de ton retour et à la violence de mon amour. Benoîte"

"Depuis quelques temps, dans nos conversations conjugales, nous abordons le problème de la fidélité. Nous veillons scrupuleusement à donner à ces parlotes un tour très dégagé, voire primesautier. Pas question de tomber dans la gravité à propos de sujets graves. Chacun fait assaut de largeur d'esprit, de compréhension... Nous nous offrons même le luxe de subtils distinguos : si ça se passait comme ci ou comme ça, je n'aimerai pas du tout ça, non ! Mais évidemment, une fois en passant on ne peut pas savoir, certaines circonstances exceptionnelles, une tentation brusque...

Prostitution volontaire

 “La Maison” livre d'Emma Becker :

Elle y raconte son expérience en immersion pendant deux ans et demi dans deux bordels de Berlin, et les réflexions qu’elle en a tirées sur le désir.


 

La sexualité sur le long terme dans le couple monogame

La chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette explique comment il faudrait renoncer au stéréotype de la sexualité comme ciment du couple.

Faites-vous partie de ces couples qui ont toujours envie de faire l’amour, même après trente ans de vie commune, exactement au même moment ? Si la réponse est oui, vous êtes certainement un personnage de cinéma (si vous êtes Daniel Craig dans James Bond, écrivez-moi). Selon la dernière enquête Ifop/Charles.co, publiée en avril, 62 % des femmes et 51 % des hommes ont parfois la libido dans les choux. Conséquence logique : 63 % des femmes et 44 % des hommes ont déjà fait l’amour sans en avoir envie.

Les femmes sont en effet les premières concernées par les rapports non désirés, un phénomène sur lequel le sociologue Jean-Claude Kaufmann s’est penché dans son dernier essai, Pas envie ce soir, publié la semaine dernière aux éditions Les Liens qui libèrent. La parole est donnée à ces « décrocheuses » du désir… et, bien sûr, aux hommes qui les accompagnent.

Pourquoi mettre les femmes en première ligne d’un problème qui parfois touche les hommes ? Parce que la dégringolade de la libido féminine est à la fois plus fréquente et plus brutale. Le sociologue est ici soutenu par la recherche académique, qui révèle que de nombreuses femmes commencent à s’ennuyer au lit au bout d’un an. Leur libido n’est pas plus faible (comme le démontrent les premiers mois d’une relation), mais elle est plus irrégulière (ce que nous considérons comme un désir « normal » est calqué sur une norme masculine).

Comment expliquer cette irrégularité, sans forcément tomber dans le discours tout-hormonal ? (Rappelons que les hommes aussi ont des hormones.) Jean-Claude Kaufmann propose plusieurs pistes.

Des hommes rétifs à se mettre en situation de séduction

Tout d’abord, il observe que la perte de désir accompagne souvent l’entrée dans la conjugalité et la routine, car culturellement, nous n’investissons pas le domestique de la même manière. Les hommes recherchent à la maison le réconfort… et le moindre effort. Chez les femmes, à l’inverse, le foyer rime avec des attentes élevées. Quand la logistique devient un enchaînement de gestes automatiques, dénués de surprise et de fantaisie, elles se retrouvent émotionnellement sur le carreau, ce qui inspire au sociologue une belle formule : « Les femmes sont des fondatrices, pas des gestionnaires. »

Petit éloge de la transisiton conjugale

Nos pratiques amoureuses ont changé plus vite que notre modèle fondé sur la monogamie, constate Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ». Le concept de couple pourrait être repensé, selon elle, pour s’épargner culpabilité et désillusions.

Les derniers chiffres concernant la sexualité des femmes françaises sont tombés avant-hier : 41 % ne font plus l’amour, 35 % sont sexuellement insatisfaites et 28 % sont malheureuses en couple (enquête Ifop/The Poken Company). Sachant bien sûr qu’on peut se satisfaire de l’abstinence, faire souvent l’amour tout en restant malheureuse, etc.

Au cas où le diagnostic resterait nébuleux : le moral des troupes ne va pas fort. En période de pandémie, cette vaste chute de libido ne devrait pas nous surprendre. Mais le Covid-19 seul ne suffit pas à expliquer une tendance présente depuis des décennies : celle qui consiste à trébucher sur la monogamie. Car si on mettait dans un même panier les personnes sexuellement démotivées, les divorcées et les infidèles, on y retrouverait la grande majorité des Français. D’où ce paradoxe : alors même que la monogamie est présentée comme le choix de l’évidence et de la simplicité, la plupart d’entre nous s’y cassent les dents.

Face à ce constat, on observe deux manières de réagir. La première consiste à se couvrir de cendres et annoncer la fin de l’Histoire. Nous serions trop mesquins pour aimer, trop narcissiques, trop gâtés, trop distraits. La civilisation serait morte. Le couple serait mort. La famille serait morte. En fait, seuls les entrepreneurs en pompes funèbres ne seraient pas morts.

L’autre manière de voir les choses est moins pessimiste – et moins théorisée : nous sommes parfaitement capables d’aimer et de nous engager (ces valeurs restent fondamentales dans les sociétés occidentales), mais nous traversons une période de transition, qui aboutira à de nouveaux modèles de couple. Si cette période nous perturbe, c’est parce que les changements de pression créent des turbulences. C’est normal. Et ce n’est pas grave.

Un modèle inadapté

Pourquoi transitionnons-nous ? A mon avis, tout simplement à cause du fait que nos pratiques amoureuses ont changé plus vite que nos modèles amoureux. De fait, il n’existe actuellement qu’un seul modèle : la monogamie® pure et dure avec fidélité© gravée dans le marbre™. Quand nous échouons à remplir ce contrat, nous avons l’impression d’être inadaptés.

Les hommes aujourd'hui - Rôle et positionnement

Je suis plutôt féministe, on l'a compris (voir mes articles) mais en réalité je ne le suis pas : je ne suis féministe que parce que je dénonce l'injustice qui a été faite aux femmes dans notre histoire et encore aujourd'hui dans de nombreuses sociétés. 
Ce qui m'intéresse c'est l'égalité ou plutôt l'équité (voir mon article "égalité-équité" d'après Marie-Paule Thiriat) : la juste répartition des tâches, le respect du choix de chacun de participer aux 2 pôles : le productif (travail) et le reproductif (élever les enfants), la liberté et la justice.

Alors je pense qu'il est intéressant de se poser la question : aujourd'hui... OÙ EN EST-ON ???

Où en est-on de cette répartition des rôles ? où en est la femme et surtout (c'est l'objet de cet article) OÙ EN EST L'HOMME ? 
Car je pense que face aux changements profonds qui ont eu lieu, les hommes sont en situation de désarroi et qu'ils cherchent leur place... une place que nous devrions les aider à trouver aussi, nous les femmes. Certains homme sont ou ont été de grands féministes (Condorcet, Michel Onfray) les femmes peuvent aussi être "masculinistes" parce qu'elles recherchent un réel équilibre entre les 2 sexes.
Quelle place prend l'homme aujourd'hui dans la famille et la société, quel rôle joue-t-il et finalement trouve-t-il son compte dans cette nouvelle répartition des tâches ?

Je voudrais commencer par réexaminer rapidement  l'histoire des relations entre hommes et femmes et surtout comment elles ont été modifiées par la libéralisation des femmes, en citant Elisabeth Badinter :

"Historiquement le modèle de la complémentarité des sexes et des genres, qui paraissait répondre aux voeux de la nature et de Dieu, a presque toujours engendré la dépendance des femmes et la domination masculine.

Liberté du refus

Dans une relation à l'Autre "la liberté du refus donne toute sa valeur à la relation construite" : on ne peut avoir une relation vraie à l'autre qui si il n'y a pas d'obligation, pas "d'habitudes", pas de normes : je te rencontre, j'échange avec toi parce que je le désire maintenant et ici.

Au sein de la famille cette évidence est particulièrement bafouée : les relations familiales sont souvent obligatoires, un devoir, ce qui diminue leur valeur et leur sens. 

Je cite J.J. Rousseau : "chaque famille devient d'autant mieux unie que l'attachement réciproque et la liberté en sont les seuls liens"

Elisabeth Badinter

J’élargirai son propos au mariage que j'ai fini par exclure de mon système de pensée alors que je vis en couple "de façon maritale" avec une vraie communauté de vie (familiale, financière, dans mes priorités etc..).

Car dans le mariage aussi disparait la liberté du refus puisqu'il s'agit de signer un contrat disant que "quoi qu'il arrive je serai là" ("dans la joie et dans la douleur, dans la santé et la maladie...."). Mais ai-je vraiment envie de savoir que mon compagnon (ma compagne) est là PARCE QU'il/elle a signé un tel engagement ? Est-ce-que je ne préfère pas penser qu'il est là par choix, parce que ici et maintenant il/elle le désire ? 


Sans contrat

  • L'amour sans contrat : le partis-pris du pur instant n'exclut pas sa duplication. La réitération des instants contribue à la formation d'une longue durée : on ne commence pas par la fin, on ne parie pas sur la destination d'une histoire, mais on la fabrique pièce par pièce. Ma définition du célibataire ne recouvre pas l'habituelle acception de l'état civil. A mes yeux le célibataire ne vit pas forcément seul, sans mari ou compagne, sans partenaire attitré. Il définit bien plutôt celui qui, même engagé dans une histoire qu'on dira amoureuse, conserve les prérogatives et l'usage de sa liberté. Cette figure chérit son indépendance et jouit de sa souveraine autonomie. Le contrat dans lequel il s'installe n'est pas à durée indéterminée, mais déterminée, possiblement renouvelable, certes, mais pas obligatoirement.

Dans la modèle dominant les histoires d'amour se caractérisent par le schéma : 
RIEN - TOUT - RIEN
On existe séparés, ignorants l'un de l'autre, c'est le RIEN. 
On se rencontre, on s'abandonne à la nature de la relation, l'autre devient TOUT : l'indispensable, la mesure de son être, la jauge de sa pensée et de son existence, le sens de sa vie, le partenaire en tout 
Puis l'entropie * produit ses effets, et l'autre devient le gêneur, le fatiguant, l'ennuyeux, celui qui énerve et finit par devenir le tiers à évincer redevenant ainsi RIEN.
(le divorce aidant – et la violence qui l'accompagne bien souvent – un rien coefficienté d'un peu de haine en plus....)

Le dispositif que je propose est différent : 

RIEN - PLUS - BEAUCOUP


Deux êtres ne savent même pas qu'ils existent, c'est le RIEN.


Ils se trouvent, puis construisent sur le principe de l'éros léger. 


Dès lors s'élabore jour après jour une positivité qui définit le PLUS– plus d'être, plus d'expansion, plus de jubilation, plus de sérénité acquise. 


Quand cette série de PLUS permet une somme réelle, le BEAUCOUP apparaît et qualifie une relation riche, complexe, élaborée sur le mode nominaliste (réel).


Car en amour il n'existe qu'une seule loi : celle de l'absence de loi. Seuls existent les cas particuliers et la nécessité pour chacun de construire selon les plans convenant à son idiosyncrasie*. 


Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray



"L'idéal moderne du bonheur à deux consiste à cultiver son moi profond en relation avec un autre moi profond hors du théâtre traditionnel" (Singiy)

La famille, la femme et la sexualité familiale

            Vingt siècle de judéo-christianisme laisse des traces dans le formatage du corps occidental. Si on cherche le pendant judéo-chrétien aux érotiques chinoise, indienne, japonaise, persane, grecque, romaine, on ne trouve rien ! Sinon l'inverse d'une érotique : haine des corps à partir de la fable d'un fils de dieu, un mythe nommé Jésus qui sert de premier modèle à l'imitation : un corps qui ne boit pas, ne mange pas, ne rit pas, n'a pas de sexualité, autrement dit un ANTICORPS , haine des corps donc, de la chair, du désir, du plaisir, des femmes et de la jouissance. Dans nombre de pays non occidentaux, il existe une tradition de la pédagogie d'Éros : en Chine, au Japon,, en Inde bien-sur, on trouve des ouvrages dans lesquels, pour montrer la dimension éminemment culturelle de l'érotisme et de l'acte sexuel, on explique, on raconte, on précise, on enseigne le corps sexué, le corps sexuel, le corps amoureux, le corps jubilatoire. Aucun art de jouir catholique, mais un savant dispositif castrateur et destructeur de toute velléité hédoniste. L'un des piliers de cette machine à produire des eunuques, des vierges, des saintes, des mères et des épouses en quantité, s'effectue toujours au détriment du féminin dans la femme. Pourquoi ?? simplement pour protéger la sacro-sainte « Famille » et réaliser le dessein de la nature, la reproduction de l'espèce :

A l'origine de l'humanité la « famille » mobilisait mâle et femelle chacun pour un rôle particulier : pour les femmes entretenir le feu, cuisiner, garder les enfants pendant que les hommes chassent pèchent cueillent etc...Procréer et participer ensemble à la reproduction de l'espèce en se reproduisant puis en protégeant et nourrissant les petits. Des millénaires plus tard, malgré la couche culturelle et les strates intellectuelles des civilisations, en est-il vraiment autrement ? Cet agencement primitif, la politique et la société le récupèrent, lui donnent crédit sous forme de loi fondatrice. Dès lors, la famille constitue la cellule de base de la société. La famille nucléaire réalise le projet de l'espèce en permettant l'accomplissement du dessein de la nature : la reproduction de l'espèce. Mais 2 forces pourrait venir contrarier cet ordre : le désir qui active une formidable force antisociale et la puissance du féminin. La crainte de la castration chez l'individu mâle puis le désir pour la société de régler son compte à une puissance qui la conteste et la met en péril pousse les hommes à codifier le sexe : le code de bonne conduite libidinale féministe devient dès lors, par pure promotion de l'arbitraire mâle, la loi intransgressible. Comment élaborer puis promulguer ce code ? A l'aide de la religion, excellente complice en matière d'extinction des libidos. Mais comme le renoncement aux plaisirs de la chair est une vue de l'esprit une alternative est proposée : si le sacrifice total du corps reste inaccessible on veut bien consentir à un sacrifice partiel : la chasteté familiale suffira. Cette solution de repli a le mérite de laisser à la société, donc à l'espèce, la voie libre pour ses projets : en consentant à une sexualité uniquement dans le cadre familialiste, monogame, on laisse la voie libre à la reproduction de l'espèce donc à la pérennité de la communauté humaine.

Interrogations sur le désir féminin

Extrait d'un article paru dans ELLE sur le "Viagra Féminin".
Au delà de l'idée d'avoir recours à la chimie pour soigner tous les maux (idée douteuse à mon goût : ne vaudrait-il pas mieux travailler sur la psychologie des femmes et les codes de notre société pour comprendre pourquoi elles n'ont plus de désir ??) l'analyse du désir féminin faite dans cet article, à contre-courant de l'image de la femme épanouie dans son rôle de mère et d'épouse, m'a parut intéressante. Un point de vue différent sur un sujet compliqué...
 "Au-delà de la chimie, la recherche sur ces pilules plaisir a permis de comprendre enfin la sexualité féminine. Les nombreuses études qui s’y sont attelées bouleversent la vision et la connaissance que l’on avait de notre libido. De quoi dynamiter nos croyances et nos comportements sous la couette !

Et si le sexe faible était le moins monogame des deux ? Longtemps, on a cru à une nature féminine monogame par essence, recherchant la sécurité affective pour mettre au monde des enfants et les élever, avant tout désireuse d’établir des liens relationnels, pas du tout obsédée par le sexe… De quoi conforter les discours historiques de la domination masculine ! Or, il se trouve que les dernières études sur la libido féminine et la folie « Cinquante Nuances de Grey » (plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans le monde en un an !) mettent à mal ces stéréotypes. Auteur d’un ouvrage décoiffant intitulé « What Do Women Want ? Adventures in the Science of Female Desire », le journaliste Daniel Bergner qualifie la libido féminine de bien plus agressive que celle des hommes, thèse radicale étayée par de multiples arguments scientifiques.

Pour la prostitution ou plus exactement pour le droit de la pratiquer/consommer librement

Avec cette nouvelle loi en passe d'être votée, pénalisant les clients de la prostitution, on fait encore une fois fausse route.
Car à mon avis on se trompe de débat, on se trompe d'ennemi.

L'ennemi c'est la contrainte, la violence : ce sont les réseaux qui organisent une prostitution forcée en utilisant la violence. Ce sont les trafics organisés de femmes pour les forcer à se prostituer.
De même qu'il faut dénoncer toute contrainte et violence faite à un individu !!
Au sein de n'importe quel emploi (lire l'article sur les pressions psychologique du management d'entreprise pouvant mener parfois jusqu'au suicide), au sein de la cellule familiale (violences familiales), au sein d'une société quelle qu'elle soit. "Une lutte sans faille doit être menée contre le proxénétisme et toutes les formes de traite des êtres humains, lutte qui ne doit pas être éclipsée par un débat à la fois daté, pudibond et moralisateur". (Esther Benbassa). Ce qui n'a rien à voir avec lutter contre la prostitution.

Or le banditisme et le trafic humain qui tourne autour de la prostitution est une conséquence de l'interdiction de cette activité ET du jugement moral qui entourent cette activité. Si elle était librement pratiquée et encadrée par des règles de fonctionnement comme n'importe quelle activité professionnelle, alors elle pourrait être pratiquée librement, dans de bonnes conditions, par les femmes qui le désirent. Et utilisée par les hommes qui le désirent dans le respect de l'acceptation ou non de ce service tarifé par l'intéressée. Comme n'importe quel échange de service.

Car la prostitution peut-être une activité librement exercée par des femmes faisant ce choix et je voudrais ici citer Elisabeth Badinter : "vouloir abolir la prostitution me semble une entorse à la liberté des femmes voulant se prostituer sans y être contraintes par un tiers.(...) Je voudrais bien savoir au nom de quoi, deux adultes consentants qui ont des rapports tarifiés, gênent qui que ce soit ! C'est leur liberté d'adulte." (extrait) et ailleurs : "Si une femme souhaite gagner en trois jours ce que d'autres gagnent en un mois à la caisse d'un supermarché, c'est son droit. La seule condition, mais elle est essentielle est que la femme ne soit pas contrainte".

Sexe inutile


Français, Françaises, Français intersexes, queer, asexuels, asexués, bonjour ! Avez-vous effectué votre devoir citoyen ? Pas encore ? Ohlala. A l’heure où tout le monde pointe du doigt les réfractaires, les grasses-matineurs, les abstinents, pardon, les abstentionnistes, il est compréhensible que vous ayez la pression.

Voilà des semaines qu’on vous agite sous le nez les deux mamelles du Mal électoral, à savoir le vote blanc et le vote inutile. Au cas où ça ne suffirait pas à assassiner la libido la plus solide, le suspense nous ronge les sangs.
Besoin de se détendre, de commettre un acte enfin gratuit et sans conséquence ? Très bien. Masturbons-nous. Reportons nos tentations blanches au lit. Mais en ce jour d’isoloir, ne jouons pas l’isolation : masturbons-nous ensemble.
La communion sentimentale suppléera agréablement à la communion nationale, et d’ailleurs, avant d’entrer dans le vif du sujet, une petite remarque : la pratique du vote est le dernier acte contemporain secret, intime, qui soit déconnecté de la génitalité. Le vote rejoint dans notre angle mort la masturbation et l’excrétion… ce dont vous déduirez ce que vous voulez. (Mais si la semence et les fèces sont des déchets, que dire du bulletin ? Faut-il repenser dans ce paradigme la notion de vote-sanction ?)

Tabou
Jouir ensemble, donc. Jouir en plein jour. Devant l’autre. La chose ne va pas de soi. Encore aujourd’hui, la masturbation est privée, vaguement honteuse (comme certains votes).
Autrefois on n’aurait montré ça pour rien au monde. Ce tabou nous vient du christianisme, il repose sur la haine du gaspillage : la masturbation ne produit rien, et certainement pas de corps social. On la pratique en pure perte – mais à l’époque de l’obsolescence programmée, la perte est-elle encore obscène ? N’est-elle pas finalement souhaitable ? (Vous avez quatre heures.)
La masturbation de couple autorise aux amants contemporains l’orgasme unilatéral, qui a mauvaise presse aujourd’hui. Si notre culture sexuelle est obsédée par les orgasmes simultanés, outre que ces derniers donnent l’impression de fusionner, c’est aussi parce que jouir en même temps permet d’invisibiliser sa jouissance propre. Jouir ensemble, c’est jouir dans une absolue pudeur. L’autre ne verra pas, ou fera semblant d’être perdu dans ses sensations. Dans la fusion, on s’esquive.
Pourquoi tant de timidité (ou tant de sournoiserie) ? Parce que pendant la demi-seconde où nous grimpons aux rideaux, nous tombons le masque de notre image publique. Nous nous trahissons. Certains poussent des cris de bêtes. D’autres se retranchent dans leur coquille. L’une pleure, l’autre hoquette, brait, souffle, rit.

Acceptation du jugement
Pas question de tirer, de nos saugrenus plaisirs, des vérités générales (« j’ai toujours su qu’inconsciemment tu étais un âne, Serge »). Mais quelque chose transparaît qui échappe à notre tampon validateur, à notre narcissisme. Nous reprenons trente fois nos selfies, mais nous ne reprendrons pas trente fois la prise orgasmatique (cependant, si c’est là votre programme dominical, je vous envie).
Parce que nous révélons, nous pourrions bien être jugés sur pièce : et si le partenaire détestait ces joues rougissantes, ces orteils enroulés ? Et si on était ridicule ? L’orgasme nous replonge dans une forme d’enfance, quand on était immune des codes sociaux. Nous avons perdu l’habitude d’exprimer nos émotions sans filtres – perdu l’habitude d’être sérieux quand nous jouons.
Dans ces conditions d’extrême sensibilité, montrer son plaisir revient à faire offrande de soi. Dans l’acceptation du jugement se joue une forme de soumission, mais aussi de confiance – confiance en la bienveillance humaine, ce qui n’arrive pas tous les jours. Nous avançons sans artifices : le roi est nu.
J’entends les détracteurs du tout-spectacle monter sur leurs grands chevaux. Précisons : il ne s’agit pas de tout dévoiler, et je ne crois pas qu’on puisse tout dévoiler, même en essayant de toutes ses forces : il faudrait pour cela se connaître absolument (du bout des doigts). Se faire spectacle n’est que se faire surface : au fond du lac nagent encore, inconnus de nous-mêmes, les gros poissons de nos pulsions. Montrer est un partage, certainement pas un assèchement.

Devoir d’exemplarité
Revenons maintenant à des préoccupations plus pragmatiques : au-delà de ses appréciables plaisirs scopiques (la pénétration par l’œil, chère à Bataille), l’acte de masturbation permet de partager des compétences techniques.
Si vous étiez un membre du corps politique, on appellerait ça le devoir d’exemplarité (et pour ce devoir-ci, miracle, vous n’avez pas besoin de costume sur mesure, ni même de pantalon). Si le cadre hétérosexuel nous condamne à apprendre à nous servir d’organes dont nous ne disposons pas, la démonstration de visu complémente les instructions dites, suggérées, et trop souvent passées sous silence (la ligne est droite de l’ignorance à l’incompétence). Peut-être votre cher et tendre serait-il sensible à des chatouilles juste là.
L’observation des pratiques masturbatoires pourrait paraître d’un intérêt limité : si c’est pour apprendre des caresses que l’autre s’offre en solo, à quoi ça sert ? (La question du millénaire ! Pourquoi faudrait-il toujours que ça serve ?)
Première remarque : à l’ère des sex-toys tout-puissants, il n’y a guère que les bisous dans la nuque que l’autre ne puisse pas auto-accomplir. Deuxième remarque : ce n’est jamais pareil quand l’intention nous échappe (merci aux surprises et maladresses qui, en délayant la jouissance, en surstimulent les déflagrations – effet secondaire délicieux de cette fameuse patience que vous tentez d’inculquer aux enfants chaque Noël avant l’ouverture des cadeaux).

Exhibition généreuse
Troisième remarque : l’art de la masturbation, que les Anglo-Saxons appellent handjob (littéralement « travail manuel »), est sans doute la pratique sexuelle la plus sous-estimée du répertoire contemporain, de même que la main est l’organe sexuel auquel on ne pense pas (or en attendant le pénis articulé, le vagin préhensile ou le téton érectile sur commande, la main reste ce qui se fait de mieux pour exercer sa précision et sa créativité).
Enfin, aux lecteurs qui trouveraient paradoxal et/ou égoïste de prendre son plaisir seul ET accompagné : rien n’empêche aux partenaires de se caresser en même temps, ou mutuellement, multipliant ainsi les plaisirs – là où dans l’isoloir nous choisissons, et renonçons.
Comble de l’élégance : cette exhibition généreuse permet de sortir la masturbation de ses habitudes de rapidité, de fausse efficacité et de pornographie. Le plaisir solitaire se fait révélation commune, le prétendu égoïsme devient mouvement vers l’autre et transmission des savoirs. Se donner à voir annule paradoxalement tous les défauts dont traditionnellement nous affublons la masturbation : elle n’est plus solitaire, plus un pis-aller, plus honteuse, plus gratuite. L’intime et l’altruiste se rencontrent. Si seulement les urnes pouvaient nous procurer un tel happy ending…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/04/23/vote-utile-sexe-inutile-faut-il-se-masturber-ensemble_5115739_4497916.html#FQhPzbWI66eZOXOd.99

L'abus de la paternité imposée


Je suis féministe mais encore une fois je vais écrire pour défendre le droit des hommes...
parce que finalement je ne suis pas "féministe" : je suis pour l'équité, la justice, le droit au choix.

Une femme qui décide de garder (ou de faire volontairement) un enfant contre l'avis du géniteur (parfois il ne le sait même pas) a le droit PENDANT 10 ANS de réclamer de l'argent à cet homme (il s'agit souvent de pension plus que d'implication dans l´éducation). Puis plus tard l'enfant lui-même pourra réclamer une compensation à cet homme qui, au mieux, a EXPRIMÉ son désaccord : "je ne veux pas d'enfant", au pire ignore totalement son existence. 

"La jurisprudence est drastique et sévère avec les hommes. Pendant DIX ans à compter de la naissance ils peuvent être recherchés en tant que père par la mère, puis encore dix ans par l'enfant à compter de sa majorité."


Lorsqu'une femme fait un enfant ou décide de garder un enfant sans le consentement de l'homme, elle prive cet homme de son droit absolu à disposer de son corps.

Nous qui nous sommes tellement battues pour disposer du nôtre ! je suis choquée qu'aujourd'hui nous fassions aux hommes ce qu'ils nous ont fait pendant longtemps. Comment la justice peut-elle aujourd'hui donner raison à ces femmes et donc condamner ces hommes que l'on force à être père malgré eux (certains parlent de viol...) ?
La contraception existe pour tous (pilule en ce qui nous concerne, préservatif en ce qui concerne les hommes - et autres...) et pourtant nous nous somme battues pour avoir le droit AUSSI d'avorter... pour pouvoir disposer de notre corps et ne pas avoir à assumer la responsabilité (immense !) d'élever un enfant si nous ne nous en sentons pas capables ou si nous n'en avons pas envie.
Pourquoi ce droit est-il refusé aux hommes ? Pourquoi ne peuvent-ils pas eux dire "je ne peux pas" "je ne veux pas" ?


Autres regards sur le désir

  • A priori le désir active une formidable force antisociale. Avant sa capture et sa domestication dans des formes présentées comme socialement acceptable, il représente une énergie dangereuse pour l'ordre établi. Sous son empire plus rien ne compte de ce qui constitue un être socialisé (emploi-du-temps quadrillé et répétitif, prudence dans l'action, épargne, docilité, obéissance, ennui) dés lors triomphe tout ce qui s'y oppose (liberté, imprudence, dépenses, insoumission aux valeurs et principe ayant cours, rébellions face aux logique dominantes, complète associalité). Pour être et durer la société s'efforce encager cette puissance.

    Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray


    Le désir dans la psychanalyse
    Une cure psychanalytique à proprement parler, est une  réflexion que mène l'être qui cherche un sens à sa vie, à partir du non-sens de l'existence et du chaos de son histoire.

    Cette quête est signe de vie, si l'on accepte de sortir d'une volonté de maîtrise et d'agencement, pour accueillir ce qui fait sens au travers de toutes les expériences créatrices du quotidien, c'est-à-dire ce qui permet d'approcher, de conforter, d'enrichir et de laisser évoluer son propre sentiment d'identité.

    La principale visée de la cure psychanalytique est donc de rendre à l'être sa mobilité psychique et pas forcément d'organiser son moi pour qu'il soit – apparemment – fort et possède un savoir pour faire face aux difficultés de 1'existence. 

Un autre regard sur le bonheur...


Être amoureux. Rire à en avoir mal au ventre. Une douche très chaude. Personne devant toi au supermarché ! Un message. Écouter la pluie tomber. Un bon café. Un appel. Les voyages en voiture. Avoir un rêve super beau. Réussir un challenge. Prendre la main de quelqu'un que tu aimes. Écouter tes enfants rire ! Rencontrer un vieil ami dans la rue. Voir le lever du soleil. Faire un cadeau. Te réveiller et voir qu'il te reste encore du temps pour dormir. Entendre par hasard quelqu'un dire quelque chose de gentil sur toi.
Esto es vivir.... c'est ça vivre...