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Au-delà de la pénétration

  

Morceaux choisis tirés du livre Au-delà de la pénétration - Martin page

On regarde autour de soi, on observe nos vies, on constate que certaines choses nous ont toujours été données pour normales. Personne ne les remet en cause. Elles sont naturelles, ce qui semble être le mot magique pour justifier une paralysie de l'esprit.

Tout commence par ce qui ressemble à une bonne nouvelle : nous héritons de la sexualité comme nous héritons d'une maison en béton armé. C'est une aubaine, nous n'allons pas refuser ce cadeau ! Nous nous y glissons bien contents (ça semble solide), bien rassurés aussi de vivre là où nos parents et nos ancêtres vivaient. Nous reprenons leurs gestes, nous habitons leurs positions et leurs actions (...). Ces gestes nous semblent précieux et naturels, nous les avons reçus. Nous poursuivons un mouvement immémorial.

Nous apportons parfois des variations à la norme sexuelle : de nouvelles positions, suggérées par les livres, les journaux ou les films, par nos camarades. Mais au final c'est comme si nous avions simplement ajouté une extension à la maison héritée de nos parents.  

Fidélité ou irremplaçabilité ?

Benoîte Groult et Paul Guimard (tous deux écrivains) ont écrit un "Journal amoureux" à quatre mains, où chacun nous livre ses états d'âmes dans une chronique quotidienne écrite sur une période de 2 ans. On y découvre avec plaisir un jeune couple amoureux, mais aussi parfois certaines frictions, de la mélancolie et surtout des réflexions lumineuses sur le couple, l'amour, la fidélité etc...

Morceaux choisis :

"Je t'aime mon petit amour. Impossible, difficile de te tromper quand tu es loin, Je pense bien trop à toi. IL va falloir attendre ton retour. C'est une "chose ébouriffante". Pourtant, toutes les femmes sont dehors avec des robes invisibles. Mais c'est toi, toi que, toi dont... Ma chérie je t'embrasse et je tombe de sommeil et je ne sais plus ce que je dis mais je sais bien ce que je pense. Ton Paul"

"Paul que j'aime. Je ne peux pas rester près de toi : je te réveillerais. J'ai trop envie de te serrer dans mes bras et de caresser ton corps qui représente tout pour moi. Je t'aime et je serais malheureuse sans remèdes si tu ne vivais pas avec moi. Je pleure en t'écrivant tant je pense à la douceur de ton retour et à la violence de mon amour. Benoîte"

"Depuis quelques temps, dans nos conversations conjugales, nous abordons le problème de la fidélité. Nous veillons scrupuleusement à donner à ces parlotes un tour très dégagé, voire primesautier. Pas question de tomber dans la gravité à propos de sujets graves. Chacun fait assaut de largeur d'esprit, de compréhension... Nous nous offrons même le luxe de subtils distinguos : si ça se passait comme ci ou comme ça, je n'aimerai pas du tout ça, non ! Mais évidemment, une fois en passant on ne peut pas savoir, certaines circonstances exceptionnelles, une tentation brusque...

La sexualité sur le long terme dans le couple monogame

La chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette explique comment il faudrait renoncer au stéréotype de la sexualité comme ciment du couple.

Faites-vous partie de ces couples qui ont toujours envie de faire l’amour, même après trente ans de vie commune, exactement au même moment ? Si la réponse est oui, vous êtes certainement un personnage de cinéma (si vous êtes Daniel Craig dans James Bond, écrivez-moi). Selon la dernière enquête Ifop/Charles.co, publiée en avril, 62 % des femmes et 51 % des hommes ont parfois la libido dans les choux. Conséquence logique : 63 % des femmes et 44 % des hommes ont déjà fait l’amour sans en avoir envie.

Les femmes sont en effet les premières concernées par les rapports non désirés, un phénomène sur lequel le sociologue Jean-Claude Kaufmann s’est penché dans son dernier essai, Pas envie ce soir, publié la semaine dernière aux éditions Les Liens qui libèrent. La parole est donnée à ces « décrocheuses » du désir… et, bien sûr, aux hommes qui les accompagnent.

Pourquoi mettre les femmes en première ligne d’un problème qui parfois touche les hommes ? Parce que la dégringolade de la libido féminine est à la fois plus fréquente et plus brutale. Le sociologue est ici soutenu par la recherche académique, qui révèle que de nombreuses femmes commencent à s’ennuyer au lit au bout d’un an. Leur libido n’est pas plus faible (comme le démontrent les premiers mois d’une relation), mais elle est plus irrégulière (ce que nous considérons comme un désir « normal » est calqué sur une norme masculine).

Comment expliquer cette irrégularité, sans forcément tomber dans le discours tout-hormonal ? (Rappelons que les hommes aussi ont des hormones.) Jean-Claude Kaufmann propose plusieurs pistes.

Des hommes rétifs à se mettre en situation de séduction

Tout d’abord, il observe que la perte de désir accompagne souvent l’entrée dans la conjugalité et la routine, car culturellement, nous n’investissons pas le domestique de la même manière. Les hommes recherchent à la maison le réconfort… et le moindre effort. Chez les femmes, à l’inverse, le foyer rime avec des attentes élevées. Quand la logistique devient un enchaînement de gestes automatiques, dénués de surprise et de fantaisie, elles se retrouvent émotionnellement sur le carreau, ce qui inspire au sociologue une belle formule : « Les femmes sont des fondatrices, pas des gestionnaires. »

Petit éloge de la transisiton conjugale

Nos pratiques amoureuses ont changé plus vite que notre modèle fondé sur la monogamie, constate Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ». Le concept de couple pourrait être repensé, selon elle, pour s’épargner culpabilité et désillusions.

Les derniers chiffres concernant la sexualité des femmes françaises sont tombés avant-hier : 41 % ne font plus l’amour, 35 % sont sexuellement insatisfaites et 28 % sont malheureuses en couple (enquête Ifop/The Poken Company). Sachant bien sûr qu’on peut se satisfaire de l’abstinence, faire souvent l’amour tout en restant malheureuse, etc.

Au cas où le diagnostic resterait nébuleux : le moral des troupes ne va pas fort. En période de pandémie, cette vaste chute de libido ne devrait pas nous surprendre. Mais le Covid-19 seul ne suffit pas à expliquer une tendance présente depuis des décennies : celle qui consiste à trébucher sur la monogamie. Car si on mettait dans un même panier les personnes sexuellement démotivées, les divorcées et les infidèles, on y retrouverait la grande majorité des Français. D’où ce paradoxe : alors même que la monogamie est présentée comme le choix de l’évidence et de la simplicité, la plupart d’entre nous s’y cassent les dents.

Face à ce constat, on observe deux manières de réagir. La première consiste à se couvrir de cendres et annoncer la fin de l’Histoire. Nous serions trop mesquins pour aimer, trop narcissiques, trop gâtés, trop distraits. La civilisation serait morte. Le couple serait mort. La famille serait morte. En fait, seuls les entrepreneurs en pompes funèbres ne seraient pas morts.

L’autre manière de voir les choses est moins pessimiste – et moins théorisée : nous sommes parfaitement capables d’aimer et de nous engager (ces valeurs restent fondamentales dans les sociétés occidentales), mais nous traversons une période de transition, qui aboutira à de nouveaux modèles de couple. Si cette période nous perturbe, c’est parce que les changements de pression créent des turbulences. C’est normal. Et ce n’est pas grave.

Un modèle inadapté

Pourquoi transitionnons-nous ? A mon avis, tout simplement à cause du fait que nos pratiques amoureuses ont changé plus vite que nos modèles amoureux. De fait, il n’existe actuellement qu’un seul modèle : la monogamie® pure et dure avec fidélité© gravée dans le marbre™. Quand nous échouons à remplir ce contrat, nous avons l’impression d’être inadaptés.

Liberté du refus

Dans une relation à l'Autre "la liberté du refus donne toute sa valeur à la relation construite" : on ne peut avoir une relation vraie à l'autre qui si il n'y a pas d'obligation, pas "d'habitudes", pas de normes : je te rencontre, j'échange avec toi parce que je le désire maintenant et ici.

Au sein de la famille cette évidence est particulièrement bafouée : les relations familiales sont souvent obligatoires, un devoir, ce qui diminue leur valeur et leur sens. 

Je cite J.J. Rousseau : "chaque famille devient d'autant mieux unie que l'attachement réciproque et la liberté en sont les seuls liens"

Elisabeth Badinter

J’élargirai son propos au mariage que j'ai fini par exclure de mon système de pensée alors que je vis en couple "de façon maritale" avec une vraie communauté de vie (familiale, financière, dans mes priorités etc..).

Car dans le mariage aussi disparait la liberté du refus puisqu'il s'agit de signer un contrat disant que "quoi qu'il arrive je serai là" ("dans la joie et dans la douleur, dans la santé et la maladie...."). Mais ai-je vraiment envie de savoir que mon compagnon (ma compagne) est là PARCE QU'il/elle a signé un tel engagement ? Est-ce-que je ne préfère pas penser qu'il est là par choix, parce que ici et maintenant il/elle le désire ? 


Être SOIS-MÊME au sein du couple, de la famille, de la société


Il s'agit d'être chacun sculpteur de sa propre statue.
Chacun demeure responsable de son être et de son devenir. 

Que doit-on chercher à produire ? 

Un Je, un Moi, une subjectivité radicale. Une identité sans double. Une réalité individuelle. Une personne droite. Un style remarquable. Une force unique. Une énergie. Une belle individualité, un tempérament, un caractère. Sans vouloir le chef-d'œuvre, sans viser la perfection – le génie, le héros ou le saint – il faut tendre à une souveraineté inédite.

Seul ce Je rend possible la déclinaison du monde : car Tu, Il, Elle, Nous, Vous, Ils et Elles déclinent autant de modalités de l'altérité.

Une relation avec l'autre est impossible à construire si la saine relation entre soi et soi qui construit le Je n'existe pas. Une identité défaillante, ou absente à elle-même interdit l'éthique. Seul la force d'un Je autorise le déploiement d'une morale.

Sans contrat

  • L'amour sans contrat : le partis-pris du pur instant n'exclut pas sa duplication. La réitération des instants contribue à la formation d'une longue durée : on ne commence pas par la fin, on ne parie pas sur la destination d'une histoire, mais on la fabrique pièce par pièce. Ma définition du célibataire ne recouvre pas l'habituelle acception de l'état civil. A mes yeux le célibataire ne vit pas forcément seul, sans mari ou compagne, sans partenaire attitré. Il définit bien plutôt celui qui, même engagé dans une histoire qu'on dira amoureuse, conserve les prérogatives et l'usage de sa liberté. Cette figure chérit son indépendance et jouit de sa souveraine autonomie. Le contrat dans lequel il s'installe n'est pas à durée indéterminée, mais déterminée, possiblement renouvelable, certes, mais pas obligatoirement.

Dans la modèle dominant les histoires d'amour se caractérisent par le schéma : 
RIEN - TOUT - RIEN
On existe séparés, ignorants l'un de l'autre, c'est le RIEN. 
On se rencontre, on s'abandonne à la nature de la relation, l'autre devient TOUT : l'indispensable, la mesure de son être, la jauge de sa pensée et de son existence, le sens de sa vie, le partenaire en tout 
Puis l'entropie * produit ses effets, et l'autre devient le gêneur, le fatiguant, l'ennuyeux, celui qui énerve et finit par devenir le tiers à évincer redevenant ainsi RIEN.
(le divorce aidant – et la violence qui l'accompagne bien souvent – un rien coefficienté d'un peu de haine en plus....)

Le dispositif que je propose est différent : 

RIEN - PLUS - BEAUCOUP


Deux êtres ne savent même pas qu'ils existent, c'est le RIEN.


Ils se trouvent, puis construisent sur le principe de l'éros léger. 


Dès lors s'élabore jour après jour une positivité qui définit le PLUS– plus d'être, plus d'expansion, plus de jubilation, plus de sérénité acquise. 


Quand cette série de PLUS permet une somme réelle, le BEAUCOUP apparaît et qualifie une relation riche, complexe, élaborée sur le mode nominaliste (réel).


Car en amour il n'existe qu'une seule loi : celle de l'absence de loi. Seuls existent les cas particuliers et la nécessité pour chacun de construire selon les plans convenant à son idiosyncrasie*. 


Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray



"L'idéal moderne du bonheur à deux consiste à cultiver son moi profond en relation avec un autre moi profond hors du théâtre traditionnel" (Singiy)

La famille, la femme et la sexualité familiale

            Vingt siècle de judéo-christianisme laisse des traces dans le formatage du corps occidental. Si on cherche le pendant judéo-chrétien aux érotiques chinoise, indienne, japonaise, persane, grecque, romaine, on ne trouve rien ! Sinon l'inverse d'une érotique : haine des corps à partir de la fable d'un fils de dieu, un mythe nommé Jésus qui sert de premier modèle à l'imitation : un corps qui ne boit pas, ne mange pas, ne rit pas, n'a pas de sexualité, autrement dit un ANTICORPS , haine des corps donc, de la chair, du désir, du plaisir, des femmes et de la jouissance. Dans nombre de pays non occidentaux, il existe une tradition de la pédagogie d'Éros : en Chine, au Japon,, en Inde bien-sur, on trouve des ouvrages dans lesquels, pour montrer la dimension éminemment culturelle de l'érotisme et de l'acte sexuel, on explique, on raconte, on précise, on enseigne le corps sexué, le corps sexuel, le corps amoureux, le corps jubilatoire. Aucun art de jouir catholique, mais un savant dispositif castrateur et destructeur de toute velléité hédoniste. L'un des piliers de cette machine à produire des eunuques, des vierges, des saintes, des mères et des épouses en quantité, s'effectue toujours au détriment du féminin dans la femme. Pourquoi ?? simplement pour protéger la sacro-sainte « Famille » et réaliser le dessein de la nature, la reproduction de l'espèce :

A l'origine de l'humanité la « famille » mobilisait mâle et femelle chacun pour un rôle particulier : pour les femmes entretenir le feu, cuisiner, garder les enfants pendant que les hommes chassent pèchent cueillent etc...Procréer et participer ensemble à la reproduction de l'espèce en se reproduisant puis en protégeant et nourrissant les petits. Des millénaires plus tard, malgré la couche culturelle et les strates intellectuelles des civilisations, en est-il vraiment autrement ? Cet agencement primitif, la politique et la société le récupèrent, lui donnent crédit sous forme de loi fondatrice. Dès lors, la famille constitue la cellule de base de la société. La famille nucléaire réalise le projet de l'espèce en permettant l'accomplissement du dessein de la nature : la reproduction de l'espèce. Mais 2 forces pourrait venir contrarier cet ordre : le désir qui active une formidable force antisociale et la puissance du féminin. La crainte de la castration chez l'individu mâle puis le désir pour la société de régler son compte à une puissance qui la conteste et la met en péril pousse les hommes à codifier le sexe : le code de bonne conduite libidinale féministe devient dès lors, par pure promotion de l'arbitraire mâle, la loi intransgressible. Comment élaborer puis promulguer ce code ? A l'aide de la religion, excellente complice en matière d'extinction des libidos. Mais comme le renoncement aux plaisirs de la chair est une vue de l'esprit une alternative est proposée : si le sacrifice total du corps reste inaccessible on veut bien consentir à un sacrifice partiel : la chasteté familiale suffira. Cette solution de repli a le mérite de laisser à la société, donc à l'espèce, la voie libre pour ses projets : en consentant à une sexualité uniquement dans le cadre familialiste, monogame, on laisse la voie libre à la reproduction de l'espèce donc à la pérennité de la communauté humaine.

Métaphysique de la stérilité

La possibilité physiologique de concevoir un enfant n'oblige pas au passage à l'acte – tout comme le pouvoir de tuer ne génère en rien le devoir d'accomplir un homicide. 
Si la nature dit « vous pouvez » la culture n'ajoute pas forcément « donc vous devez ». 

Car on peut soumettre ses pulsions, ses instincts, ses envies à la grille analytique de la raison : « pourquoi faire un enfant ? » »au nom de quoi ? » « pour en faire quoi ? »

Engendrer relève pour beaucoup d'un acte naturel, d'une logique de l'espèce à laquelle on obéit aveuglément, alors que pareil opération métaphysiquement et réellement lourde devrait obéir à un choix raisonnable, rationnel, informé. 

L'éducation n'est pas l'élevage – ce que supposent ceux qui parlent d' « élever des enfants ». Mais l'attention de chaque instant, de chaque moment. On détruit un être avec un silence, une réponse différée, une négligence, un soupir, sans s'en apercevoir, fatigué par la vie quotidienne, incapable de voir que l'essentiel pour l'être en formation se joue non pas de temps en temps, mais en permanence, sans répit !

Il faut beaucoup d'innocence et d'inconséquence pour s'engager dans l'édification d'un être quand souvent, très souvent on ne dispose même pas des moyens d'une sculpture de soi ou d'une construction de son propre couple dans la forme appropriée à son tempérament. 

L'engendrement agit en nouveau piège pour empêcher l'éros léger et condamner à la lourdeur d'une érotique familiale au service de plus qu'elle, à savoir la société. 

Il n'y a pas comme on l'entend souvent, une alternative qui oppose l'égoïsme des refuseurs d'enfant à la générosité partageuse des couples tout entiers dans l'abnégation, mais des êtres qui trouvent leur intérêt de part et d'autre, à agir comme ils le font. L'égoïsme des géniteurs qui suivent le dictat de la société sans réellement se poser la question de leur désir d'enfant, vaut bien l'égoïsme de qui choisit la stérilité volontaire.

Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray

Emission sur France-inter : 
http://www.franceinter.fr/emission-service-public-le-choix-de-ne-pas-avoir-denfant


Mamans sans travail

J'entends souvent parler de "mamans qui ne travaillent pas"... ce qui soulève en moi des interrogations :

Elles ne sont pas rémunérées, pas de sécu, pas de congés payés... mais ELLES TRAVAILLENT !!!!!

Agacée par l'expression j'ai essayé de lister à peu près tous les jobs que j'ai fait dans ma vie de maman en dehors de mon job de prof, lui bien défini et reconnu par le paiement d'un salaire.
Voilà ce que ça donne :

En 17 ans j'ai été consécutivement ou bien souvent simultanément :

- puéricultrice pendant 4/5 ans pour chacun de mes enfants (couches, purées de légume, bains, jeux d'éveil...)

- cuisinière tous les jours (pas toujours de très haut niveau mais essayant de varier les ingrédients et d'initier les enfants aux légumes et fruits plutôt qu'aux chips et gâteaux). Je souligne tous les jours car la difficulté est sur le long terme ! faire à manger de temps en temps c'est plutôt fun

- infirmière quand ils étaient malades (trop souvent non ?)

- blanchisseuse avec les tonnes de linge que j'ai lavé, étendu, ramassé, plié, repassé et rangé... pour 4

- responsable achat de toute la famille, tous rayons confondus : alimentaire, linge de maison, produits d'entretiens, habits etc... au moins un gros marché par semaine (52 semaines x 17 ça fait combien ???) plus tout le reste

La crise - Politiquement incorrect

De l'amour d'une mère et du besoin de protection des femmes....
2 petits extraits courts du film de Coline Serreau : "La crise"
pas plus de 3mn chacun pour voir chose autrement... peut-être ?



L'abus de la paternité imposée


Je suis féministe mais encore une fois je vais écrire pour défendre le droit des hommes...
parce que finalement je ne suis pas "féministe" : je suis pour l'équité, la justice, le droit au choix.

Une femme qui décide de garder (ou de faire volontairement) un enfant contre l'avis du géniteur (parfois il ne le sait même pas) a le droit PENDANT 10 ANS de réclamer de l'argent à cet homme (il s'agit souvent de pension plus que d'implication dans l´éducation). Puis plus tard l'enfant lui-même pourra réclamer une compensation à cet homme qui, au mieux, a EXPRIMÉ son désaccord : "je ne veux pas d'enfant", au pire ignore totalement son existence. 

"La jurisprudence est drastique et sévère avec les hommes. Pendant DIX ans à compter de la naissance ils peuvent être recherchés en tant que père par la mère, puis encore dix ans par l'enfant à compter de sa majorité."


Lorsqu'une femme fait un enfant ou décide de garder un enfant sans le consentement de l'homme, elle prive cet homme de son droit absolu à disposer de son corps.

Nous qui nous sommes tellement battues pour disposer du nôtre ! je suis choquée qu'aujourd'hui nous fassions aux hommes ce qu'ils nous ont fait pendant longtemps. Comment la justice peut-elle aujourd'hui donner raison à ces femmes et donc condamner ces hommes que l'on force à être père malgré eux (certains parlent de viol...) ?
La contraception existe pour tous (pilule en ce qui nous concerne, préservatif en ce qui concerne les hommes - et autres...) et pourtant nous nous somme battues pour avoir le droit AUSSI d'avorter... pour pouvoir disposer de notre corps et ne pas avoir à assumer la responsabilité (immense !) d'élever un enfant si nous ne nous en sentons pas capables ou si nous n'en avons pas envie.
Pourquoi ce droit est-il refusé aux hommes ? Pourquoi ne peuvent-ils pas eux dire "je ne peux pas" "je ne veux pas" ?