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Au-delà de la pénétration

  

Morceaux choisis tirés du livre Au-delà de la pénétration - Martin page

On regarde autour de soi, on observe nos vies, on constate que certaines choses nous ont toujours été données pour normales. Personne ne les remet en cause. Elles sont naturelles, ce qui semble être le mot magique pour justifier une paralysie de l'esprit.

Tout commence par ce qui ressemble à une bonne nouvelle : nous héritons de la sexualité comme nous héritons d'une maison en béton armé. C'est une aubaine, nous n'allons pas refuser ce cadeau ! Nous nous y glissons bien contents (ça semble solide), bien rassurés aussi de vivre là où nos parents et nos ancêtres vivaient. Nous reprenons leurs gestes, nous habitons leurs positions et leurs actions (...). Ces gestes nous semblent précieux et naturels, nous les avons reçus. Nous poursuivons un mouvement immémorial.

Nous apportons parfois des variations à la norme sexuelle : de nouvelles positions, suggérées par les livres, les journaux ou les films, par nos camarades. Mais au final c'est comme si nous avions simplement ajouté une extension à la maison héritée de nos parents.  

Prostitution volontaire

 “La Maison” livre d'Emma Becker :

Elle y raconte son expérience en immersion pendant deux ans et demi dans deux bordels de Berlin, et les réflexions qu’elle en a tirées sur le désir.


 

L'un est l'autre

"Ça ne veut pas dire qu'ils sont identiques, ça veut dire qu'ils se ressemblent plus que jamais dans l'histoire de l'humanité. "L'un est l'autre" ce n'était pas seulement une analyse de l'identité masculine et féminine, c'était aussi le constat que seul ce modèle universaliste de la ressemblance des sexes permettait d'envisager l'égalité. Parce que quand on est dans l'autre optique, c'est à dire celui de la complémentarité (l'un est ce que l'autre n'est pas) alors le monde extérieur est aux hommes avec le pouvoir, la réussite, l'épanouissement professionnel et intellectuel, et de l'autre coté il y a le monde privé, familial qui appartient aux femmes. Et à chaque fois on se retrouve avec le problème de l'inégalité, voilà. Donc le seul moyen d'en sortir c'était bien la voie que nous prenions : associer les hommes et les femmes dans les rôles et les fonctions."

Elisabeth Badinter

Egalité - Équité

Je lis une étude passionnante sur "le genre" : le féminin- le masculin, la place des hommes et des femmes, les rôles dans la société....
Il y a beaucoup à dire, voici une première approche :

Dans cette entreprise de la reproduction de l'espèce humaine il y a deux pôles, deux "rôles" nécessaires et complémentaires :
le pôle productif (production de nourriture) et le pôle reproductif (reproduction c'est à dire : mise au monde des petits puis protection et aide au développement de ces petits qui sont - pour l'humain - extrêmement fragiles et très lents à acquérir une autonomie).

Traditionnellement le pôle productif (chasse dans les temps primitif, travail à l'extérieur de la maison aujourd'hui) est tenu par l'homme et le pôle reproductif par la femme. Il est facile de comprendre pourquoi dans la 1ère année de vie de l'enfant mais passé les 9 mois de gestation et les 1ers mois d'allaitement, ce rôle  pourrait techniquement être tenu par l'un ou l'autre !
(cette idée d'une distinction originelle de la répartition des tâches masculines productives à l'extérieur du foyer et des tâches féminines reproductives réalisées dans la sphère domestique est d'ailleur largement remise en question = voir note nº1*)

Au delà de ce constat d'asymétrie, émergent et/ou perdurent des inégalités entre les deux sexes face aux emplois, à la violence, à la survie et même au droit à la vie (cf le scandale des femmes manquantes = voir note nº2*) qui montre bien que l'on est femme ou homme dans une famille, dans une culture, dans une région spécifique du monde. Plus que des différences biologiques de sexe, c'est l'ancrage dans un système de genre qui marquent les destins. La détermination génétique du sexe nous fait naître fille ou garçon, le système de genre nous fait devenir homme ou femme (dès la naissance, le contact du  bébé avec le monde est marqué par son appartenance sexuelle, à travers les vêtements, les jeux, les livres et plus largement les attentes de la famille, de la société et même de l'école). Si l'on s'intéresse à ces modalités de la construction du genre, conçue comme élaboration culturelle de la différence sexuelle, on arrive vite à dénoncer les inégalités entre les deux sexes, afin de réaménager durablement les représentations et les rôles assignés à chacun des deux genres.

Les hommes aujourd'hui - Rôle et positionnement

Je suis plutôt féministe, on l'a compris (voir mes articles) mais en réalité je ne le suis pas : je ne suis féministe que parce que je dénonce l'injustice qui a été faite aux femmes dans notre histoire et encore aujourd'hui dans de nombreuses sociétés. 
Ce qui m'intéresse c'est l'égalité ou plutôt l'équité (voir mon article "égalité-équité" d'après Marie-Paule Thiriat) : la juste répartition des tâches, le respect du choix de chacun de participer aux 2 pôles : le productif (travail) et le reproductif (élever les enfants), la liberté et la justice.

Alors je pense qu'il est intéressant de se poser la question : aujourd'hui... OÙ EN EST-ON ???

Où en est-on de cette répartition des rôles ? où en est la femme et surtout (c'est l'objet de cet article) OÙ EN EST L'HOMME ? 
Car je pense que face aux changements profonds qui ont eu lieu, les hommes sont en situation de désarroi et qu'ils cherchent leur place... une place que nous devrions les aider à trouver aussi, nous les femmes. Certains homme sont ou ont été de grands féministes (Condorcet, Michel Onfray) les femmes peuvent aussi être "masculinistes" parce qu'elles recherchent un réel équilibre entre les 2 sexes.
Quelle place prend l'homme aujourd'hui dans la famille et la société, quel rôle joue-t-il et finalement trouve-t-il son compte dans cette nouvelle répartition des tâches ?

Je voudrais commencer par réexaminer rapidement  l'histoire des relations entre hommes et femmes et surtout comment elles ont été modifiées par la libéralisation des femmes, en citant Elisabeth Badinter :

"Historiquement le modèle de la complémentarité des sexes et des genres, qui paraissait répondre aux voeux de la nature et de Dieu, a presque toujours engendré la dépendance des femmes et la domination masculine.

La féminité, l'alcool, le sexe... un être libre

Article/interview de Virgine Descentes, auteure de la trilogie Vernon Subutex, femme au parcours insolite, différent de ce qu'on imagine comme vie, ou ce qu'on voudrait comme vie pour nos enfants et pourtant... une femme libre, forte, émouvante, trash, cash

Morceaux choisis :

Adolescence/liberté 

Vous étiez donc une enfant très sociable.

Oui. Très ouverte sur les autres et le monde extérieur. Très en demande : « Qu’est-ce que tu vas m’apporter de merveilleux et d’incroyable aujourd’hui ? Qu’est-ce que tu lis ? Qu’est-ce que tu penses ? Qu’est-ce que tu connais et que je ne connais pas encore ? » Convaincue que le monde recélait des tas de choses géniales que je devais vite découvrir. J’aimais bien l’école, j’étais même déléguée de classe, mais je piaffais.

Pourquoi alors cet internement en institution psychiatrique à 15 ans ?

J’étais une petite bombe, avec une envie de vivre géniale mais incontrôlable. J’avais l’impression que le monde m’appelait avec une telle urgence qu’il était inimaginable que je reste chez moi. Je ne pouvais pas rater un concert à Paris pour lequel j’avais prévu de partir en stop. Je ne pouvais pas rater un festival prévu en Allemagne. Impossible.

Je me souviens parfaitement de ma chambre d’ado et de cette brûlure au ventre : « Laissez-moi sortir ! » C’est dehors que ça se passait. Dehors que m’attendait l’aventure. J’avais 15 ans, quoi ! L’âge où chaque rencontre te modifie, chaque découverte te bouleverse. Un squat en Allemagne ? Waouh ! Encore un monde qui s’ouvre.

Liberté et féminisme

"La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droit" 1789
Olympe de Gouges , Guillotinée pour avoir eu cette idée folle.


Interview de la femme LIBRE qu'est Elisabeth Badinter :


"J'ai eu l'impression que quelqu'un ouvrait la porte de la prison : Simone de Beauvoir me laissait penser que je n'étais pas déterminée à avoir un destin féminin nécessaire inscrit dans la nature et que je pouvais tout faire." (Élisabeth Badinter)

Sans contrat

  • L'amour sans contrat : le partis-pris du pur instant n'exclut pas sa duplication. La réitération des instants contribue à la formation d'une longue durée : on ne commence pas par la fin, on ne parie pas sur la destination d'une histoire, mais on la fabrique pièce par pièce. Ma définition du célibataire ne recouvre pas l'habituelle acception de l'état civil. A mes yeux le célibataire ne vit pas forcément seul, sans mari ou compagne, sans partenaire attitré. Il définit bien plutôt celui qui, même engagé dans une histoire qu'on dira amoureuse, conserve les prérogatives et l'usage de sa liberté. Cette figure chérit son indépendance et jouit de sa souveraine autonomie. Le contrat dans lequel il s'installe n'est pas à durée indéterminée, mais déterminée, possiblement renouvelable, certes, mais pas obligatoirement.

Dans la modèle dominant les histoires d'amour se caractérisent par le schéma : 
RIEN - TOUT - RIEN
On existe séparés, ignorants l'un de l'autre, c'est le RIEN. 
On se rencontre, on s'abandonne à la nature de la relation, l'autre devient TOUT : l'indispensable, la mesure de son être, la jauge de sa pensée et de son existence, le sens de sa vie, le partenaire en tout 
Puis l'entropie * produit ses effets, et l'autre devient le gêneur, le fatiguant, l'ennuyeux, celui qui énerve et finit par devenir le tiers à évincer redevenant ainsi RIEN.
(le divorce aidant – et la violence qui l'accompagne bien souvent – un rien coefficienté d'un peu de haine en plus....)

Le dispositif que je propose est différent : 

RIEN - PLUS - BEAUCOUP


Deux êtres ne savent même pas qu'ils existent, c'est le RIEN.


Ils se trouvent, puis construisent sur le principe de l'éros léger. 


Dès lors s'élabore jour après jour une positivité qui définit le PLUS– plus d'être, plus d'expansion, plus de jubilation, plus de sérénité acquise. 


Quand cette série de PLUS permet une somme réelle, le BEAUCOUP apparaît et qualifie une relation riche, complexe, élaborée sur le mode nominaliste (réel).


Car en amour il n'existe qu'une seule loi : celle de l'absence de loi. Seuls existent les cas particuliers et la nécessité pour chacun de construire selon les plans convenant à son idiosyncrasie*. 


Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray



"L'idéal moderne du bonheur à deux consiste à cultiver son moi profond en relation avec un autre moi profond hors du théâtre traditionnel" (Singiy)

La famille, la femme et la sexualité familiale

            Vingt siècle de judéo-christianisme laisse des traces dans le formatage du corps occidental. Si on cherche le pendant judéo-chrétien aux érotiques chinoise, indienne, japonaise, persane, grecque, romaine, on ne trouve rien ! Sinon l'inverse d'une érotique : haine des corps à partir de la fable d'un fils de dieu, un mythe nommé Jésus qui sert de premier modèle à l'imitation : un corps qui ne boit pas, ne mange pas, ne rit pas, n'a pas de sexualité, autrement dit un ANTICORPS , haine des corps donc, de la chair, du désir, du plaisir, des femmes et de la jouissance. Dans nombre de pays non occidentaux, il existe une tradition de la pédagogie d'Éros : en Chine, au Japon,, en Inde bien-sur, on trouve des ouvrages dans lesquels, pour montrer la dimension éminemment culturelle de l'érotisme et de l'acte sexuel, on explique, on raconte, on précise, on enseigne le corps sexué, le corps sexuel, le corps amoureux, le corps jubilatoire. Aucun art de jouir catholique, mais un savant dispositif castrateur et destructeur de toute velléité hédoniste. L'un des piliers de cette machine à produire des eunuques, des vierges, des saintes, des mères et des épouses en quantité, s'effectue toujours au détriment du féminin dans la femme. Pourquoi ?? simplement pour protéger la sacro-sainte « Famille » et réaliser le dessein de la nature, la reproduction de l'espèce :

A l'origine de l'humanité la « famille » mobilisait mâle et femelle chacun pour un rôle particulier : pour les femmes entretenir le feu, cuisiner, garder les enfants pendant que les hommes chassent pèchent cueillent etc...Procréer et participer ensemble à la reproduction de l'espèce en se reproduisant puis en protégeant et nourrissant les petits. Des millénaires plus tard, malgré la couche culturelle et les strates intellectuelles des civilisations, en est-il vraiment autrement ? Cet agencement primitif, la politique et la société le récupèrent, lui donnent crédit sous forme de loi fondatrice. Dès lors, la famille constitue la cellule de base de la société. La famille nucléaire réalise le projet de l'espèce en permettant l'accomplissement du dessein de la nature : la reproduction de l'espèce. Mais 2 forces pourrait venir contrarier cet ordre : le désir qui active une formidable force antisociale et la puissance du féminin. La crainte de la castration chez l'individu mâle puis le désir pour la société de régler son compte à une puissance qui la conteste et la met en péril pousse les hommes à codifier le sexe : le code de bonne conduite libidinale féministe devient dès lors, par pure promotion de l'arbitraire mâle, la loi intransgressible. Comment élaborer puis promulguer ce code ? A l'aide de la religion, excellente complice en matière d'extinction des libidos. Mais comme le renoncement aux plaisirs de la chair est une vue de l'esprit une alternative est proposée : si le sacrifice total du corps reste inaccessible on veut bien consentir à un sacrifice partiel : la chasteté familiale suffira. Cette solution de repli a le mérite de laisser à la société, donc à l'espèce, la voie libre pour ses projets : en consentant à une sexualité uniquement dans le cadre familialiste, monogame, on laisse la voie libre à la reproduction de l'espèce donc à la pérennité de la communauté humaine.

Métaphysique de la stérilité

La possibilité physiologique de concevoir un enfant n'oblige pas au passage à l'acte – tout comme le pouvoir de tuer ne génère en rien le devoir d'accomplir un homicide. 
Si la nature dit « vous pouvez » la culture n'ajoute pas forcément « donc vous devez ». 

Car on peut soumettre ses pulsions, ses instincts, ses envies à la grille analytique de la raison : « pourquoi faire un enfant ? » »au nom de quoi ? » « pour en faire quoi ? »

Engendrer relève pour beaucoup d'un acte naturel, d'une logique de l'espèce à laquelle on obéit aveuglément, alors que pareil opération métaphysiquement et réellement lourde devrait obéir à un choix raisonnable, rationnel, informé. 

L'éducation n'est pas l'élevage – ce que supposent ceux qui parlent d' « élever des enfants ». Mais l'attention de chaque instant, de chaque moment. On détruit un être avec un silence, une réponse différée, une négligence, un soupir, sans s'en apercevoir, fatigué par la vie quotidienne, incapable de voir que l'essentiel pour l'être en formation se joue non pas de temps en temps, mais en permanence, sans répit !

Il faut beaucoup d'innocence et d'inconséquence pour s'engager dans l'édification d'un être quand souvent, très souvent on ne dispose même pas des moyens d'une sculpture de soi ou d'une construction de son propre couple dans la forme appropriée à son tempérament. 

L'engendrement agit en nouveau piège pour empêcher l'éros léger et condamner à la lourdeur d'une érotique familiale au service de plus qu'elle, à savoir la société. 

Il n'y a pas comme on l'entend souvent, une alternative qui oppose l'égoïsme des refuseurs d'enfant à la générosité partageuse des couples tout entiers dans l'abnégation, mais des êtres qui trouvent leur intérêt de part et d'autre, à agir comme ils le font. L'égoïsme des géniteurs qui suivent le dictat de la société sans réellement se poser la question de leur désir d'enfant, vaut bien l'égoïsme de qui choisit la stérilité volontaire.

Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray

Emission sur France-inter : 
http://www.franceinter.fr/emission-service-public-le-choix-de-ne-pas-avoir-denfant


Mamans sans travail

J'entends souvent parler de "mamans qui ne travaillent pas"... ce qui soulève en moi des interrogations :

Elles ne sont pas rémunérées, pas de sécu, pas de congés payés... mais ELLES TRAVAILLENT !!!!!

Agacée par l'expression j'ai essayé de lister à peu près tous les jobs que j'ai fait dans ma vie de maman en dehors de mon job de prof, lui bien défini et reconnu par le paiement d'un salaire.
Voilà ce que ça donne :

En 17 ans j'ai été consécutivement ou bien souvent simultanément :

- puéricultrice pendant 4/5 ans pour chacun de mes enfants (couches, purées de légume, bains, jeux d'éveil...)

- cuisinière tous les jours (pas toujours de très haut niveau mais essayant de varier les ingrédients et d'initier les enfants aux légumes et fruits plutôt qu'aux chips et gâteaux). Je souligne tous les jours car la difficulté est sur le long terme ! faire à manger de temps en temps c'est plutôt fun

- infirmière quand ils étaient malades (trop souvent non ?)

- blanchisseuse avec les tonnes de linge que j'ai lavé, étendu, ramassé, plié, repassé et rangé... pour 4

- responsable achat de toute la famille, tous rayons confondus : alimentaire, linge de maison, produits d'entretiens, habits etc... au moins un gros marché par semaine (52 semaines x 17 ça fait combien ???) plus tout le reste

La crise - Politiquement incorrect

De l'amour d'une mère et du besoin de protection des femmes....
2 petits extraits courts du film de Coline Serreau : "La crise"
pas plus de 3mn chacun pour voir chose autrement... peut-être ?



Interrogations sur le désir féminin

Extrait d'un article paru dans ELLE sur le "Viagra Féminin".
Au delà de l'idée d'avoir recours à la chimie pour soigner tous les maux (idée douteuse à mon goût : ne vaudrait-il pas mieux travailler sur la psychologie des femmes et les codes de notre société pour comprendre pourquoi elles n'ont plus de désir ??) l'analyse du désir féminin faite dans cet article, à contre-courant de l'image de la femme épanouie dans son rôle de mère et d'épouse, m'a parut intéressante. Un point de vue différent sur un sujet compliqué...
 "Au-delà de la chimie, la recherche sur ces pilules plaisir a permis de comprendre enfin la sexualité féminine. Les nombreuses études qui s’y sont attelées bouleversent la vision et la connaissance que l’on avait de notre libido. De quoi dynamiter nos croyances et nos comportements sous la couette !

Et si le sexe faible était le moins monogame des deux ? Longtemps, on a cru à une nature féminine monogame par essence, recherchant la sécurité affective pour mettre au monde des enfants et les élever, avant tout désireuse d’établir des liens relationnels, pas du tout obsédée par le sexe… De quoi conforter les discours historiques de la domination masculine ! Or, il se trouve que les dernières études sur la libido féminine et la folie « Cinquante Nuances de Grey » (plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans le monde en un an !) mettent à mal ces stéréotypes. Auteur d’un ouvrage décoiffant intitulé « What Do Women Want ? Adventures in the Science of Female Desire », le journaliste Daniel Bergner qualifie la libido féminine de bien plus agressive que celle des hommes, thèse radicale étayée par de multiples arguments scientifiques.

Pour la prostitution ou plus exactement pour le droit de la pratiquer/consommer librement

Avec cette nouvelle loi en passe d'être votée, pénalisant les clients de la prostitution, on fait encore une fois fausse route.
Car à mon avis on se trompe de débat, on se trompe d'ennemi.

L'ennemi c'est la contrainte, la violence : ce sont les réseaux qui organisent une prostitution forcée en utilisant la violence. Ce sont les trafics organisés de femmes pour les forcer à se prostituer.
De même qu'il faut dénoncer toute contrainte et violence faite à un individu !!
Au sein de n'importe quel emploi (lire l'article sur les pressions psychologique du management d'entreprise pouvant mener parfois jusqu'au suicide), au sein de la cellule familiale (violences familiales), au sein d'une société quelle qu'elle soit. "Une lutte sans faille doit être menée contre le proxénétisme et toutes les formes de traite des êtres humains, lutte qui ne doit pas être éclipsée par un débat à la fois daté, pudibond et moralisateur". (Esther Benbassa). Ce qui n'a rien à voir avec lutter contre la prostitution.

Or le banditisme et le trafic humain qui tourne autour de la prostitution est une conséquence de l'interdiction de cette activité ET du jugement moral qui entourent cette activité. Si elle était librement pratiquée et encadrée par des règles de fonctionnement comme n'importe quelle activité professionnelle, alors elle pourrait être pratiquée librement, dans de bonnes conditions, par les femmes qui le désirent. Et utilisée par les hommes qui le désirent dans le respect de l'acceptation ou non de ce service tarifé par l'intéressée. Comme n'importe quel échange de service.

Car la prostitution peut-être une activité librement exercée par des femmes faisant ce choix et je voudrais ici citer Elisabeth Badinter : "vouloir abolir la prostitution me semble une entorse à la liberté des femmes voulant se prostituer sans y être contraintes par un tiers.(...) Je voudrais bien savoir au nom de quoi, deux adultes consentants qui ont des rapports tarifiés, gênent qui que ce soit ! C'est leur liberté d'adulte." (extrait) et ailleurs : "Si une femme souhaite gagner en trois jours ce que d'autres gagnent en un mois à la caisse d'un supermarché, c'est son droit. La seule condition, mais elle est essentielle est que la femme ne soit pas contrainte".

L'abus de la paternité imposée


Je suis féministe mais encore une fois je vais écrire pour défendre le droit des hommes...
parce que finalement je ne suis pas "féministe" : je suis pour l'équité, la justice, le droit au choix.

Une femme qui décide de garder (ou de faire volontairement) un enfant contre l'avis du géniteur (parfois il ne le sait même pas) a le droit PENDANT 10 ANS de réclamer de l'argent à cet homme (il s'agit souvent de pension plus que d'implication dans l´éducation). Puis plus tard l'enfant lui-même pourra réclamer une compensation à cet homme qui, au mieux, a EXPRIMÉ son désaccord : "je ne veux pas d'enfant", au pire ignore totalement son existence. 

"La jurisprudence est drastique et sévère avec les hommes. Pendant DIX ans à compter de la naissance ils peuvent être recherchés en tant que père par la mère, puis encore dix ans par l'enfant à compter de sa majorité."


Lorsqu'une femme fait un enfant ou décide de garder un enfant sans le consentement de l'homme, elle prive cet homme de son droit absolu à disposer de son corps.

Nous qui nous sommes tellement battues pour disposer du nôtre ! je suis choquée qu'aujourd'hui nous fassions aux hommes ce qu'ils nous ont fait pendant longtemps. Comment la justice peut-elle aujourd'hui donner raison à ces femmes et donc condamner ces hommes que l'on force à être père malgré eux (certains parlent de viol...) ?
La contraception existe pour tous (pilule en ce qui nous concerne, préservatif en ce qui concerne les hommes - et autres...) et pourtant nous nous somme battues pour avoir le droit AUSSI d'avorter... pour pouvoir disposer de notre corps et ne pas avoir à assumer la responsabilité (immense !) d'élever un enfant si nous ne nous en sentons pas capables ou si nous n'en avons pas envie.
Pourquoi ce droit est-il refusé aux hommes ? Pourquoi ne peuvent-ils pas eux dire "je ne peux pas" "je ne veux pas" ?