Interrogations sur le désir féminin

Extrait d'un article paru dans ELLE sur le "Viagra Féminin".
Au delà de l'idée d'avoir recours à la chimie pour soigner tous les maux (idée douteuse à mon goût : ne vaudrait-il pas mieux travailler sur la psychologie des femmes et les codes de notre société pour comprendre pourquoi elles n'ont plus de désir ??) l'analyse du désir féminin faite dans cet article, à contre-courant de l'image de la femme épanouie dans son rôle de mère et d'épouse, m'a parut intéressante. Un point de vue différent sur un sujet compliqué...
 "Au-delà de la chimie, la recherche sur ces pilules plaisir a permis de comprendre enfin la sexualité féminine. Les nombreuses études qui s’y sont attelées bouleversent la vision et la connaissance que l’on avait de notre libido. De quoi dynamiter nos croyances et nos comportements sous la couette !

Et si le sexe faible était le moins monogame des deux ? Longtemps, on a cru à une nature féminine monogame par essence, recherchant la sécurité affective pour mettre au monde des enfants et les élever, avant tout désireuse d’établir des liens relationnels, pas du tout obsédée par le sexe… De quoi conforter les discours historiques de la domination masculine ! Or, il se trouve que les dernières études sur la libido féminine et la folie « Cinquante Nuances de Grey » (plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans le monde en un an !) mettent à mal ces stéréotypes. Auteur d’un ouvrage décoiffant intitulé « What Do Women Want ? Adventures in the Science of Female Desire », le journaliste Daniel Bergner qualifie la libido féminine de bien plus agressive que celle des hommes, thèse radicale étayée par de multiples arguments scientifiques.

Pour la prostitution ou plus exactement pour le droit de la pratiquer/consommer librement

Avec cette nouvelle loi en passe d'être votée, pénalisant les clients de la prostitution, on fait encore une fois fausse route.
Car à mon avis on se trompe de débat, on se trompe d'ennemi.

L'ennemi c'est la contrainte, la violence : ce sont les réseaux qui organisent une prostitution forcée en utilisant la violence. Ce sont les trafics organisés de femmes pour les forcer à se prostituer.
De même qu'il faut dénoncer toute contrainte et violence faite à un individu !!
Au sein de n'importe quel emploi (lire l'article sur les pressions psychologique du management d'entreprise pouvant mener parfois jusqu'au suicide), au sein de la cellule familiale (violences familiales), au sein d'une société quelle qu'elle soit. "Une lutte sans faille doit être menée contre le proxénétisme et toutes les formes de traite des êtres humains, lutte qui ne doit pas être éclipsée par un débat à la fois daté, pudibond et moralisateur". (Esther Benbassa). Ce qui n'a rien à voir avec lutter contre la prostitution.

Or le banditisme et le trafic humain qui tourne autour de la prostitution est une conséquence de l'interdiction de cette activité ET du jugement moral qui entourent cette activité. Si elle était librement pratiquée et encadrée par des règles de fonctionnement comme n'importe quelle activité professionnelle, alors elle pourrait être pratiquée librement, dans de bonnes conditions, par les femmes qui le désirent. Et utilisée par les hommes qui le désirent dans le respect de l'acceptation ou non de ce service tarifé par l'intéressée. Comme n'importe quel échange de service.

Car la prostitution peut-être une activité librement exercée par des femmes faisant ce choix et je voudrais ici citer Elisabeth Badinter : "vouloir abolir la prostitution me semble une entorse à la liberté des femmes voulant se prostituer sans y être contraintes par un tiers.(...) Je voudrais bien savoir au nom de quoi, deux adultes consentants qui ont des rapports tarifiés, gênent qui que ce soit ! C'est leur liberté d'adulte." (extrait) et ailleurs : "Si une femme souhaite gagner en trois jours ce que d'autres gagnent en un mois à la caisse d'un supermarché, c'est son droit. La seule condition, mais elle est essentielle est que la femme ne soit pas contrainte".

Sexe inutile


Français, Françaises, Français intersexes, queer, asexuels, asexués, bonjour ! Avez-vous effectué votre devoir citoyen ? Pas encore ? Ohlala. A l’heure où tout le monde pointe du doigt les réfractaires, les grasses-matineurs, les abstinents, pardon, les abstentionnistes, il est compréhensible que vous ayez la pression.

Voilà des semaines qu’on vous agite sous le nez les deux mamelles du Mal électoral, à savoir le vote blanc et le vote inutile. Au cas où ça ne suffirait pas à assassiner la libido la plus solide, le suspense nous ronge les sangs.
Besoin de se détendre, de commettre un acte enfin gratuit et sans conséquence ? Très bien. Masturbons-nous. Reportons nos tentations blanches au lit. Mais en ce jour d’isoloir, ne jouons pas l’isolation : masturbons-nous ensemble.
La communion sentimentale suppléera agréablement à la communion nationale, et d’ailleurs, avant d’entrer dans le vif du sujet, une petite remarque : la pratique du vote est le dernier acte contemporain secret, intime, qui soit déconnecté de la génitalité. Le vote rejoint dans notre angle mort la masturbation et l’excrétion… ce dont vous déduirez ce que vous voulez. (Mais si la semence et les fèces sont des déchets, que dire du bulletin ? Faut-il repenser dans ce paradigme la notion de vote-sanction ?)

Tabou
Jouir ensemble, donc. Jouir en plein jour. Devant l’autre. La chose ne va pas de soi. Encore aujourd’hui, la masturbation est privée, vaguement honteuse (comme certains votes).
Autrefois on n’aurait montré ça pour rien au monde. Ce tabou nous vient du christianisme, il repose sur la haine du gaspillage : la masturbation ne produit rien, et certainement pas de corps social. On la pratique en pure perte – mais à l’époque de l’obsolescence programmée, la perte est-elle encore obscène ? N’est-elle pas finalement souhaitable ? (Vous avez quatre heures.)
La masturbation de couple autorise aux amants contemporains l’orgasme unilatéral, qui a mauvaise presse aujourd’hui. Si notre culture sexuelle est obsédée par les orgasmes simultanés, outre que ces derniers donnent l’impression de fusionner, c’est aussi parce que jouir en même temps permet d’invisibiliser sa jouissance propre. Jouir ensemble, c’est jouir dans une absolue pudeur. L’autre ne verra pas, ou fera semblant d’être perdu dans ses sensations. Dans la fusion, on s’esquive.
Pourquoi tant de timidité (ou tant de sournoiserie) ? Parce que pendant la demi-seconde où nous grimpons aux rideaux, nous tombons le masque de notre image publique. Nous nous trahissons. Certains poussent des cris de bêtes. D’autres se retranchent dans leur coquille. L’une pleure, l’autre hoquette, brait, souffle, rit.

Acceptation du jugement
Pas question de tirer, de nos saugrenus plaisirs, des vérités générales (« j’ai toujours su qu’inconsciemment tu étais un âne, Serge »). Mais quelque chose transparaît qui échappe à notre tampon validateur, à notre narcissisme. Nous reprenons trente fois nos selfies, mais nous ne reprendrons pas trente fois la prise orgasmatique (cependant, si c’est là votre programme dominical, je vous envie).
Parce que nous révélons, nous pourrions bien être jugés sur pièce : et si le partenaire détestait ces joues rougissantes, ces orteils enroulés ? Et si on était ridicule ? L’orgasme nous replonge dans une forme d’enfance, quand on était immune des codes sociaux. Nous avons perdu l’habitude d’exprimer nos émotions sans filtres – perdu l’habitude d’être sérieux quand nous jouons.
Dans ces conditions d’extrême sensibilité, montrer son plaisir revient à faire offrande de soi. Dans l’acceptation du jugement se joue une forme de soumission, mais aussi de confiance – confiance en la bienveillance humaine, ce qui n’arrive pas tous les jours. Nous avançons sans artifices : le roi est nu.
J’entends les détracteurs du tout-spectacle monter sur leurs grands chevaux. Précisons : il ne s’agit pas de tout dévoiler, et je ne crois pas qu’on puisse tout dévoiler, même en essayant de toutes ses forces : il faudrait pour cela se connaître absolument (du bout des doigts). Se faire spectacle n’est que se faire surface : au fond du lac nagent encore, inconnus de nous-mêmes, les gros poissons de nos pulsions. Montrer est un partage, certainement pas un assèchement.

Devoir d’exemplarité
Revenons maintenant à des préoccupations plus pragmatiques : au-delà de ses appréciables plaisirs scopiques (la pénétration par l’œil, chère à Bataille), l’acte de masturbation permet de partager des compétences techniques.
Si vous étiez un membre du corps politique, on appellerait ça le devoir d’exemplarité (et pour ce devoir-ci, miracle, vous n’avez pas besoin de costume sur mesure, ni même de pantalon). Si le cadre hétérosexuel nous condamne à apprendre à nous servir d’organes dont nous ne disposons pas, la démonstration de visu complémente les instructions dites, suggérées, et trop souvent passées sous silence (la ligne est droite de l’ignorance à l’incompétence). Peut-être votre cher et tendre serait-il sensible à des chatouilles juste .
L’observation des pratiques masturbatoires pourrait paraître d’un intérêt limité : si c’est pour apprendre des caresses que l’autre s’offre en solo, à quoi ça sert ? (La question du millénaire ! Pourquoi faudrait-il toujours que ça serve ?)
Première remarque : à l’ère des sex-toys tout-puissants, il n’y a guère que les bisous dans la nuque que l’autre ne puisse pas auto-accomplir. Deuxième remarque : ce n’est jamais pareil quand l’intention nous échappe (merci aux surprises et maladresses qui, en délayant la jouissance, en surstimulent les déflagrations – effet secondaire délicieux de cette fameuse patience que vous tentez d’inculquer aux enfants chaque Noël avant l’ouverture des cadeaux).

Exhibition généreuse
Troisième remarque : l’art de la masturbation, que les Anglo-Saxons appellent handjob (littéralement « travail manuel »), est sans doute la pratique sexuelle la plus sous-estimée du répertoire contemporain, de même que la main est l’organe sexuel auquel on ne pense pas (or en attendant le pénis articulé, le vagin préhensile ou le téton érectile sur commande, la main reste ce qui se fait de mieux pour exercer sa précision et sa créativité).
Enfin, aux lecteurs qui trouveraient paradoxal et/ou égoïste de prendre son plaisir seul ET accompagné : rien n’empêche aux partenaires de se caresser en même temps, ou mutuellement, multipliant ainsi les plaisirs – là où dans l’isoloir nous choisissons, et renonçons.
Comble de l’élégance : cette exhibition généreuse permet de sortir la masturbation de ses habitudes de rapidité, de fausse efficacité et de pornographie. Le plaisir solitaire se fait révélation commune, le prétendu égoïsme devient mouvement vers l’autre et transmission des savoirs. Se donner à voir annule paradoxalement tous les défauts dont traditionnellement nous affublons la masturbation : elle n’est plus solitaire, plus un pis-aller, plus honteuse, plus gratuite. L’intime et l’altruiste se rencontrent. Si seulement les urnes pouvaient nous procurer un tel happy ending

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/04/23/vote-utile-sexe-inutile-faut-il-se-masturber-ensemble_5115739_4497916.html#FQhPzbWI66eZOXOd.99

Pas de religion pour les enfants

Il est impensable, si on analyse la construction de leur capacité d'enregistrement des données des adultes, d'enseigner ou même de parler de sa religion à un enfant : c'est une chose non vérifiée à laquelle on croit ou non. Or les enfants n'ont pas la capacité à comprendre cette nuance.
Si papa et maman leur dit "Dieu existe" il le prendront comme n'importe quelle vérité "si tu touches le feu tu vas te bruler". Et si le prêtre ou l’imam dit "tu es un méchant si tu ne crois pas" cela s'ancre dans leur cerveau.

Il serait donc sage et juste d'attendre qu'ils aient une capacité de raisonnement qui leur permet de comprendre l'aspect "volontaire" et "non-obligatoire" de la religion (de la croyance en un Dieu) pour simplement leur parler des religions. Et leur exposer le fait qu'ils peuvent ou non l'étudier et décider s'ils croient.

Simple...
Basique...

https://www.facebook.com/IZap4u/videos/1630286243681721/UzpfSTEzOTQ5OTI2Mzg6MTAyMTU3MDg3NDY2NTcwNzQ/

Laïcité ?

  • La plupart des gens clament l'athéisme de notre époque mais ils se trompent.... constatons-le : la laïcité consiste bien souvent à formuler dans un vocabulaire néo-kantien le décalogue judéo-chrétien et la morale évangélique. Plutôt que d'en appeler à la bible brandie par les religieux en matière de morale on préfère mettre en avant la république et les instituteurs qui avec des vocabulaires différents, dans des formules et des formulations séparées, se croyant adversaires, parlent finalement des mêmes valeurs. Le socle de la pensée dite laïque reste très largement judéo-chrétienne, l'imprégnation chrétienne de notre civilisation me paraît manifeste : 

    La pédagogie est imprégnée de christianisme : l'apprentissage dans la douleur, le refus de toute école ludique, le règne disciplinaire au quotidien, le mépris du corps dans l'emploi du temps, l'apprentissage de l'obéissance et de la soumission plus que de l'intelligence.

    La politique est imprégnée de christianisme : le monarque de droit divin laisse place au monarque républicain oint par le suffrage universel, le pouvoir est toujours nimbé de sacré et de religiosité (voir le faste de l'Elysée et du Palais Bourbon par exemple...)

    La justice est imprégnée de christianisme : indexation de son schéma contemporain sur celui (biblique) de la faute, du péché, de la responsabilité, de la punition.

    L'art est évidemment imprégné de christianisme et même la médecine : longtemps entre les mains des religieuses, les antidouleurs passaient pour des auxiliaires du diable, qui empêchaient de vivre la souffrance et la maladie comme une grâce, une occasion de s'identifier à la passion du Christ, d'où les oppositions farouches dans les pays catholiques à la légalisation de l'euthanasie, utilisation du cannabis comme antidouleur etc... La douleur dans l'accouchement a été longtemps considéré comme une bonne chose (aujourd'hui encore ?).

    Il s'agit aujourd'hui de produire une réelle laïcité postchrétienne qui se soucie désormais moins de révolutionner la vocabulaire, la langue, la lettre mais le fond. Que garder ? Et pourquoi ? Que peut-on et doit-on détruire, dépasser, conserver, arranger, aménager ? Selon quels critères et pour quelle utilité ?

    Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray
    En Italique, d'après « Le souci des plaisirs » Michel Onfray

La religion contre la réflexion.

J'ai souvent vu Dieu dans mon existence, là dans ce désert mauritanien sous la lune qui repeignait la nuit avec des couleurs violettes et bleues, dans des mosquées fraiches de Benghazi, dans la synagogue du quartier du ghetto, à Venise, dans le choeur d'églises orthodoxes à Moscou, à Naples, dans l'église de Saint-Janvier, le dieu de la ville construite au pied du volcan et aussi en Haïti dans un temple vaudou perdu dans la campagne ou encore à Kyoto dans les jardins Zen....nulle part je n'ai méprisé celui qui croyait aux esprits, à l'âme immortelle, au souffle des Dieux. Mais j'ai partout constaté combien d'hommes fabulent pour éviter de regarder le réel en face. La création d'arrières-mondes ne serait pas bien grave si elle ne se payait du prix fort : l'oubli du réel, donc la coupable négligence du seul monde qui soit.
Pour ne pas avoir à supporter l'évidence tragique du monde, les hommes s'imaginent dans une configuration différente de celle du réel, ainsi ils évitent le tragique certe mais passent à coté d'eux-même. Pour conjurer la mort l'homme la congédie. Avoir à mourir ne concerne que les mortels, le croyant, lui, sait qu'il survivra à l'hécatombe planétaire.
Je ne méprise pas les croyants, je ne les trouve ni ridicules, ni pitoyables, mais je désespère qu'ils préfèrent les fictions apaisantes des enfants aux certitudes cruelles des adultes. Plutôt la foi qui apaise que la raison qui soucie. Dès lors je ressens ce qui toujours monte du plus profind de moi quand j'assiste à l'évidence d'une aliénation : une compassion pour l'abusé doublée d'une violente colère contre ceux qui les trompent avec constance.
Je n'en veux pas aux hommes qui consomment des expédients métaphysiques pour survivre mais à ceux qui organise le trafic et se soignent au passage. Le commerce d'arrières-mondes sécurise celui qui les promeut, car il trouve pour lui même matière à renforcer son besoin de secours mental. Cacher sa propre misère spirituelle en exacerbant celle d'autrui, voilà le subterfuge à dénoncer. Le croyant, passe encore ! celui qui s'en prétend le berger, voilà trop. Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, après tout, il s'agit seulement de névroses, spychoses et autre affaires privées. On a les perversions qu'on peut, tant qu'elles ne mettent pas en danger ou en péril la vie d'autrui. Mon athéisme s'active quand la croyance privée devient une affaire publique et qu'au nom d'une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui le monde en conséquence. Car de l'angoisse existentielle personnelle à la gestion du corps et de l'âme d'autrui, il existe un monde dans lequel s'activent les profiteurs de cette misère spirituelle et mentale. Détourner la pulsion de mort qui les travaille sur la totalité du monde ne sauve pas le tourmenté et ne change rien à sa misère, mais contamine l'univers. La pulsion de mort ne se soigne pas avec un épandage chaotique mais par un travail philosophique sur soi. L'athéisme n'est pas une thérapie mais une santée mentale recouvrée. Ce travail sur soi suppose la philosophie. Non pas la foi, la croyance, mais la raison, la réflexion correctement conduite.

D'après Michel Onfray


Ce que la religion fait aux femmes : 





Ouverture d'esprit d'un Chrétien qui réfléchit...


Je voudrais parler ici de ma position de chrétien par rapport à l'avortement et l'euthanasie pour mettre en relief que ces deux débats ne sont pas à mettre dans le même sac que la peine de mort et le mariage pour tous.
L'idée du respect de la vie humaine depuis l'embryon jusqu'à la fin de vie traverse toute la Bible. Comme chrétien, je ne peux pas, à mon sens, encourager quelqu'un à se faire avorter ou à avoir recours à l'euthanasie. Avant que les lois sur l'avortement ou l'euthanasie ne soient votées, je comprends qu'on milite "contre". Une fois que la loi est passée, il faut respecter la démocratie. Mais je reste libre de ne pas choisir l'avortement ou l'euthanasie, je peux aussi essayer de comprendre ceux qui y ont recours. Et surtout, par souci de cohérence, je dois essayer de venir en aide à la jeune fille enceinte que tout le monde rejette et qui pense à avorter. Je dois aussi me joindre à tous ceux qui luttent pour les moins chanceux en fin de vie. C'est pas tout de dire, je suis contre. Il faut aussi assumer son choix concrètement. Et cela, je ne le vois malheureusement pas souvent chez les chrétiens pratiquants. On les entends souvent dire que l'avortement ou l'euthanasie sont des crimes. Mais que font-ils pour éviter ce crime ?
Le cas de la peine de mort obéit, à mon avis, au même principe du respect de la vie humaine. Ce n'est que très récemment que l'Eglise a exprimé les choses clairement. Si vous regardez le Catéchisme de l'Eglise Catholique dans sa première édition, on y dit que "la peine de mort" peut parfois se révéler nécessaire. Dans les dernières éditions, cette phrase est supprimée. Pourtant, là, il n'y a pas photo parce que dans l'Evangile, une autre idée est répandue à chaque page : le droit à l'amendement, le droit de changer de vie, le droit de reconnaitre sa faute pour éprouver le pardon. A mon avis, c'est clair. Aucun vrai chrétien ne peux tolérer la peine de mort. Mais là aussi, on ne voit que très peu de chrétiens qui vont visiter les prisonniers, aider leurs familles... etc. Pourtant, c'est le devoir de tout chrétien.

Si nous laissions les banques faire faillites.....

"Notre pays, l'islande, est une île où nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous occupés des cytoynes. Et ça a marché !!

Le théorie qui veut que voous deviez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, mais les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des imÒts et de l'austérité. Dans les démocracies éclairées, les gens ne l'accepteront pas sur le long terme."

Le président Ólafur Ragnar Grímsson au forum de Davos



Rôles et charité

Aujourd'hui il est est socialement acceptable et même "bien vu" que les gens qui ont de l'argent en donnent de temps en temps à un SDF.
"Aider" est socialement valorisé et politiquement correct.

Mais posons nous la question de l'image de cet acte "d'aide à un autre" :
Pourquoi cet acte est-il acceptable, valorisant ?
- simplement parcequ'un individu en aide un autre quelque soit sont horizon social ?
- ou parce que cela détermine celui qui aide comme socialement ou humainement supérieur et que c'est en vertu de cela qu'il a le droit d'aider un autre alors déterminé comme inférieur ?

Retournons la situation et il est intéressant de voir comment se sentent ceux qui ont l'habitude d'aider un autre quand on leur propose de l'argent...



It doesn't matter what you have in life, just make sure you have a rich heart...

Travailler à la maison ?

Pourquoi devons-nous tous travailler à heures fixes, dans des bureaux chers, souvent loin de nos habitations, créant stress, embouteillages, pollution, coûts supplémentaires ???

Rassembler l'ensemble de la population au coeur des grandes villes pour qu'ils travaillent "au bureau" est-il vraiment nécessaire ? Imposer des rythme de travail à des personnes qui ont des rythmes physiologiques forcément différents rend-elle la productivité meilleure ?
Est-ce-que vous pouvez vous assurer que ces gens travaillent 100% de leur temps efficacement parce qu'ils sont enfermés dans un bureau, sous la "surveillance" d'un supérieur ?

Au fond est-ce-que nous ne travaillerions pas "mieux" à défaut de "plus" si nous avions la liberté de le faire depuis la maison ? Sans contrainte d'horaires et de déplacement notre énergie pour accomplir une tache définie ou obtenir un résultat concret ne serait-elle pas meilleure et plus positive ?

Enfin l'autonomie enlève-t-elle le sérieux et la conscience professionnelle ?
Au fond est-ce-que notre conscience et notre envie de bien faire un travail que nous avons choisi et que nous faisons dans de bonnes conditions, n'est pas une motivation suffisante ?
Le chef qui surveille nos heures d'arrivée et de départ assure-t-il vraiment la qualité de notre travail ?

Des questions qui plaident plutôt en faveur du travail depuis la maison.... ou depuis n'importe où !

Voici un reportage sur "The wireless generation" une génération "sans fil" qui a choisit de concilier travail à distance et voyages à l'étranger en vivant un peu partout dans le monde

the-wireless-generation

http://www.facebook.com/thewirelessgeneration


Vers une société de "jobs à la con" ??

RÉCIT Le pamphlet d'un anthropologue américain dénonçant la bureaucratisation de l'économie et la multiplication des emplois inutiles, baptisés «bullshit jobs», a lancé une polémique.
Avez vous un «job à la con» ? Si vous avez le temps de lire cet article devant votre ordinateur au boulot, la réponse est probablement oui. Et à en croire la viralité (1) du amphlet consacré aux «bullshit jobs»  (en VO : http://www.strikemag.org/bullshit-jobs/) signé David Graeber, anthropologue à la London School of Economics et une des figures du mouvement Occupy Wall Street, vous n’êtes pas pas le seul.
Dans un court essai (2) publié dans le magazine de la gauche radicale britannique Strike ! le 17 août, l’universitaire, qui n’aime pas qu’on le définisse comme anarchiste, décrit ce qu’il a baptisé le «phénomène des jobs à la con». Soit, selon lui, l’aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société.

La science omniprésente

La science rassure mais est-ce à juste raison où est-ce juste une croyance ?

Aujourd'hui on croit que la Science explique tout, sait tout et peut apporter une solution à tout, comme on croyait jadis en Dieu. 

La science a pris sur elle la fonction primaire de la religion : c'est elle qui comble nos peurs, qui nous rassure face aux incertitudes, à l'inconnu, à ce qu'on ne maitrise pas.
On a une confiance aveugle dans la science comme on avait une confiance aveugle en Dieu. 

Or même si elle a permis des progrès immenses dans les soins, la technologie, la connaissance du monde, même si elle a révolutionné et amélioré énormément nos quotidiens, deux arguments viennent contrarier la confiance aveugle que nos sociétés semblent avoir dans la science : premièrement elle se limite à nos connaissances actuelles et deuxièmement elle ne devrait pas être la réponse à TOUT !


Elle se limite à nos connaissance actuelles en effet, car, on le sait bien, toutes les époques pensent que leur connaissance scientifique est exacte et universelle (la terre était considérée comme indiscutablement plate et comme le centre de l'univers jusqu'au Vème siècle - voir histoire de la forme de la terre). Des théories scientifiques sont considérées comme exactes à un instant donné mais se révèlent erronées par la suite (lire à ce sujet théorie du constructivisme). 

Alors pourquoi accorder cette confiance aveugle dans la science qui est finalement parfois... inexacte ? 

Le deuxième aspect troublant de notre relation à la science est qu'elle est de plus en plus, la réponse à tout

Mon fils paraît inadapté à l'école et à la société qu'on lui propose ? Je suis "rassurée" quand un spécialiste dépiste qu'il a un TDAH (Syndrome de Déficit d'Attention et d´Hyperactivité).
Je me sens mal ou j'ai subi un traumatisme ? Je suis cataloguée comme dépressif et des médicaments me sont automatiquement prescrits.
La "science"s'est immiscé dans tous les secteurs, toutes nos décisions, dans toutes notre organisation : 
la météo est décortiquée et scrutée pour prévenir tout risque de catastrophe naturelle; on cherche à dépister les possibles futures endémies et à les prévenir; la chirurgie estétique est la réponse à nos défauts corporels et à notre peur de vieillir; les profs n'enseignent plus : ils décortiquent leur enseignement en "compétences" qu'ils doivent faire acquérir à leurs élèves; les médecins n'écoutent plus et n'examinent plus leurs patients : ils écrivent des comptes-rendu et cataloguent chaque patient et voir dans quelle catégorie ses symptômes le situent.

L'école tue la créativité ?


Il est dit parfois que la créativité est le gène du génie, celui qui permet qu'il y ait des Einstein, des Léonard de Vinci, des Steve Jobs. Tous les enfants naissent avec ce gène. Mais alors pourquoi ne le retrouve-t-on que chez très peu d'adultes ??

Sir Ken Robinson, un des meilleurs experts international sur le sujet du développement de la créativité et de l'innovation, explique de façon très claire pourquoi nous perdons notre capacité à créer en grandissant : « Les enfants prennent des risques, ils improvisent, ils n'ont pas peur de se tromper. Je ne dis pas que se tromper est équivalent à créer mais il est clair qu'on ne peut innover si on n'accepte pas de se tromper or les adultes nous pénalisons l'erreur, elle est stigmatisée à l'école et dans l'éducation en général, et c'est comme cela que les enfants perdent peu à peu leur capacité à créer ».

Il n'est pas le seul à pointer du doigt que le système éducatif tue peu à peu la créativité comme Petra María Perez, maître de conférence (Théorie de l'Éducation) et membre de l'Institut de la Créativité et de l'Innovation Éducative de l'Université de Valencia. « De nombreuses études montrent que la capacité à créer des enfants décroît avec les années passées dans le système éducatif, de telle manière que la curiosité et la recherche créative laisse la place avec le temps à des comportements rigides, convergents et non modulables » écrit-elle. Et elle le justifie : « A l'école on apprend aux enfants à se mouler aux schémas préétablis, à adopter une manière de penser convergente et non divergente. Le professeur demande que l'enfant donne une réponse précise à propos d' un contenu déterminé qu'il lui a enseigné. Et qu'il ne sorte pas de ce chemin tracé ! ».

Fernando Alberca, formateur de professeurs et auteur, entre autre, de « Tous les enfants peuvent être Einstein » confirme : « Si un maître demande à un enfant de dessiner un paysage et qu'un enfant très original peint tout en noir, le maître le corrigera. Un professeur n'est pas préparé à être surpris, il veut que les réponses des exercices et des examens soient conformes à ce que dit le livre ou à ce qu'il a expliqué en cours. C'est cela qui limite le potentiel des enfants, ce qui les rend moins ouverts et intelligents : qu'on ne leur demande pas d'utiliser leur imagination, qu'on ne laisse pas de place à leur créativité. Ils sortent de l'école primaire et surtout du secondaire moins créatifs que lorsqu'ils entrent à l'école ».

Changer son regard sur les hommes pour voir le monde autrement

Pécarité......... Sécurité
Traditions......Procédures

"Les fameux "plis" du monde ne sont que dans mon regard et si je change mon regard je déplie le monde"...








Clair Michalon
Consultant spécialisé dans les relations interculturelles
Filmé à la Gaîté lyrique le 28 novembre 2013

L'abus de la paternité imposée


Je suis féministe mais encore une fois je vais écrire pour défendre le droit des hommes...
parce que finalement je ne suis pas "féministe" : je suis pour l'équité, la justice, le droit au choix.

Une femme qui décide de garder (ou de faire volontairement) un enfant contre l'avis du géniteur (parfois il ne le sait même pas) a le droit PENDANT 10 ANS de réclamer de l'argent à cet homme (il s'agit souvent de pension plus que d'implication dans l´éducation). Puis plus tard l'enfant lui-même pourra réclamer une compensation à cet homme qui, au mieux, a EXPRIMÉ son désaccord : "je ne veux pas d'enfant", au pire ignore totalement son existence. 

"La jurisprudence est drastique et sévère avec les hommes. Pendant DIX ans à compter de la naissance ils peuvent être recherchés en tant que père par la mère, puis encore dix ans par l'enfant à compter de sa majorité."


Lorsqu'une femme fait un enfant ou décide de garder un enfant sans le consentement de l'homme, elle prive cet homme de son droit absolu à disposer de son corps.

Nous qui nous sommes tellement battues pour disposer du nôtre ! je suis choquée qu'aujourd'hui nous fassions aux hommes ce qu'ils nous ont fait pendant longtemps. Comment la justice peut-elle aujourd'hui donner raison à ces femmes et donc condamner ces hommes que l'on force à être père malgré eux (certains parlent de viol...) ?
La contraception existe pour tous (pilule en ce qui nous concerne, préservatif en ce qui concerne les hommes - et autres...) et pourtant nous nous somme battues pour avoir le droit AUSSI d'avorter... pour pouvoir disposer de notre corps et ne pas avoir à assumer la responsabilité (immense !) d'élever un enfant si nous ne nous en sentons pas capables ou si nous n'en avons pas envie.
Pourquoi ce droit est-il refusé aux hommes ? Pourquoi ne peuvent-ils pas eux dire "je ne peux pas" "je ne veux pas" ?


Regard


"Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard... c'est notre regard qui manque de lumière"

Gustave Thibon 








Autres regards sur le désir

  • A priori le désir active une formidable force antisociale. Avant sa capture et sa domestication dans des formes présentées comme socialement acceptable, il représente une énergie dangereuse pour l'ordre établi. Sous son empire plus rien ne compte de ce qui constitue un être socialisé (emploi-du-temps quadrillé et répétitif, prudence dans l'action, épargne, docilité, obéissance, ennui) dés lors triomphe tout ce qui s'y oppose (liberté, imprudence, dépenses, insoumission aux valeurs et principe ayant cours, rébellions face aux logique dominantes, complète associalité). Pour être et durer la société s'efforce encager cette puissance.

    Extrait de "La puissance d'exister" de Michel Onfray


    Le désir dans la psychanalyse
    Une cure psychanalytique à proprement parler, est une  réflexion que mène l'être qui cherche un sens à sa vie, à partir du non-sens de l'existence et du chaos de son histoire.

    Cette quête est signe de vie, si l'on accepte de sortir d'une volonté de maîtrise et d'agencement, pour accueillir ce qui fait sens au travers de toutes les expériences créatrices du quotidien, c'est-à-dire ce qui permet d'approcher, de conforter, d'enrichir et de laisser évoluer son propre sentiment d'identité.

    La principale visée de la cure psychanalytique est donc de rendre à l'être sa mobilité psychique et pas forcément d'organiser son moi pour qu'il soit – apparemment – fort et possède un savoir pour faire face aux difficultés de 1'existence. 

La Vérité

Confessions d'Alexandre Jardin.

Un autre regard sur le rôle des français pendant la guerre ?

Pas seulement...

C'est surtout un regard intense sur une nécessité souvent oubliée :

celle de DIRE, de SAVOIR, de lever les masques, mettre les choses en mots, en finir avec le déni, le secret, le silence....


Un autre regard sur le bonheur...


Être amoureux. Rire à en avoir mal au ventre. Une douche très chaude. Personne devant toi au supermarché ! Un message. Écouter la pluie tomber. Un bon café. Un appel. Les voyages en voiture. Avoir un rêve super beau. Réussir un challenge. Prendre la main de quelqu'un que tu aimes. Écouter tes enfants rire ! Rencontrer un vieil ami dans la rue. Voir le lever du soleil. Faire un cadeau. Te réveiller et voir qu'il te reste encore du temps pour dormir. Entendre par hasard quelqu'un dire quelque chose de gentil sur toi.
Esto es vivir.... c'est ça vivre...





Un autre regard sur notre société occidentale


Tu sais que les enfants aux USA sont obligés de rester assis en classe toute la journée. Et si ils s'agitent et sont trop excités on leur donne des drogues pour les rendre calme ! Leur exercice physique principal consiste a jouer à des jeux vidéos et leur nourriture est chimique !!
Les pauvres.... on devrait faire des dons pour eux....